Suite...
....................Il m'a embrassé ! Lui ! Chris ! Il m'a embrassé... Jamais je n'aurai cru qu'il puisse faire ça mais je remercie tout de même les Dieux pour lui en avoir donné la force et le courage car sinon, je n'aurais jamais su ce qu'était un baiser parfait, non, jamais...
Et lorsqu'il a enlevé ses lèvres des miennes, il a commencé à parler, je ne saurais dire ce qu'il à dit car je ne voulais qu'une chose : qu'il continue ce qu'il avait commencé ! Alors j'ai posé mon doigt sur sa bouche et je l'ai embrassé à mon tour et là ! Ho mon Dieu ! Il m'a renversé dans l'herbe verte du Printemps et, tout en m'embrassant, il a passé sa main dans mes cheveux... C'était un rêve, j'étais en train de vivre un rêve mais un rêve éveillé...
Puis, après plusieurs baisers intenses, nous nous sommes regardés longuement puis, nous avons commencé à nous parler, de voix très douces :
- Tu es magnifique, me dit-il.
- Merci... Et toi, tu embrasse à merveille...
- Ha bon ? Dit-il en soufflant un petit rire.
- Oui, à merveille. Chris, je sais que je ne devrais pas me dévoiler aussi vite, mais sache qu'aucun homme ne m'a fait autant d'effets avant toi.
- Avec tous les prétendants que tu as ?
- Justement, ce sont des prétendants. Je ne leur avais rien demandé.
- Mais à moi non plus, tu ne m'a rien demandé, me fit-il remarquer.
- Tu ne sais pas à quel point, j'ai prié en silence pour que tu fasses ce que tu as fait.
- Et je n'aurai jamais cru un jour pouvoir faire ça !
- Je sais, dis-je en souriant.
Nous restâmes quelques heures dans le parc, en marchant et nous embrassant. Nous pouvions même rester pendant plusieurs à nous regarder. On ne s'en lassait pas et c'était génial ! Même si je pense que tout cela est allé un peu trop vite...
Bon, c'est allé un peu vite, je le conçois mais c'est trop bien ! Et au risque de me répéter, elle est trop belle ! On a passé une superbe après-midi dans ce parc à s'embrasser. Et pendant que j'étais assis par terre et qu'elle avait posé sa tête sur mon ventre, je lui pris discrètement son portable pour lui piqué son numéro.
Mais on a dû repartir. Ses parents sont venus la chercher, je leur ai dit bonjour et j'ai di au revoir à Célia mais pas de la manière que j'aurai voulu. Je savais que cela pouvais créer des problèmes, alors je lui ai juste dit au revoir oralement. Et honnêtement, je ne sais pas du tout comment elle la prit. Mais en voyant la tête de son père, j'ai préféré ne rien tenter.
Je pensai rentrer chez moi, dans ma banlieue mal accueillante, quand je décidai d'aller voir mon meilleur pote, Emeric, qui habite dans une petite maison pas très loin de chez moi.
Je sonnai chez lui et il vint m'ouvrir la porte, on se serra la main, je dis bonjour à sa petite s½ur (enfin pas si petite que ça, elle va bientôt avoir quinze ans) et je montai dans la chambre d'Emeric. On s'est assis dans son lit et on commencé à jouer à sa PlayStation 3. Et c'est alors qu'il me demanda :
- Et alors comment ça s'est passé ?
- Je l'ai embrassé...
- Pas mal, dis donc, t'es un rapide sur ce coup là toi, elle doit vraiment être belle.
- Ouais, avouai-je à moitié, mais ce n'est pas qu'en rapport avec sa beauté. Je n'sais pas comment t'expliquer mais elle a un truc cette fille ! C'est vrai qu'elle est belle et riche mais ce n'est pas le plus important à mes yeux.
- Et tu la revois quand ?
- Je n'sais pas, on n'a pas beaucoup parlé en fait, mais je lui ai pris son num de portable sans qu'elle en s'aperçoive, j'vais lui faire une petite surprise, sa devrait l'faire.
- Ouais, bon aller concentre-toi un peu là, je suis en train de te battre, c'est même trop facile ! Plaisanta-t-il.
Après deux heures à jouer, je suis rentré chez moi en regardant sans cesse mon portable avec le numéro de Célia inscrit. Je n'osais pas lui envoyer un message, toute ma confiance que j'avais eue cet aprèm redescendit d'un seul coup. Je ne savais même pas ce que je voulais. Est-ce qu'on sortait ensemble réellement ? Est-ce que je devais l'appeler « mon c½ur » ou bien « ma princesse », pfff, ça fait gamin. Ho la la mais qu'est ce qui m'a prit de l'embrasser, je croyais que c'était la chose la plus difficile mais en fait, c'est ce qui vient après, le plus pénible. Qu'est ce que je dois faire ? Célia, aide-moi...
Mes parents ma posèrent quelques questions sur Chris auxquels je répondis sans aucune gêne. Lorsque je suis rentré chez moi, j'ai passé la soirée dans ma chambre à penser à Chris quand soudain, Jeanne me revint en tête. Il fallait que je l'appelle très vite !
- Allô ?
- Salut Jeanne, c'est Célia. Ça va toujours depuis tout à l'heure ?
- Oui, et toi ?
- Très bien, j'ai passé l'après-midi au parc avec Chris et c'était génial, il m'a...
- Qui est Chris ? Me demanda-t-elle.
Je me souvins alors qu'elle n'était même pas au courant puisque l'on avait parlé que d'elle et de Grégory tout à l'heure.
- Ha oui, c'est vrai, tu n'es pas au courant toi. Chris c'est un garçon que j'ai rencontré hier. C'est un artiste, il fait de l'art et il écrit et...
- Heu attend, qui est courant à part moi ?
- Bah, heu... Greg...
- Pourquoi est-ce qu'il est déjà au courant et pas moi ? S'exclama-t-elle.
- Il le sait car il m'a écouté quand je lui en ai parlé et il n'a pas parlé que de lui et de toi si tu veux tout savoir !
- ...Parce que moi si ?
- Bah oui... voix-tu, tu ne me parles plus que de Greg ces derniers temps, on ne parle jamais d'autre chose à part de Grégory et de toi.
- Ha bon... ? Je suis désolée Célia, je n'en mettais pas rendu compte mais pourquoi tu ne m'as rien dit avant ?
- Car moi, à part mes prétendants, je n'avais rien d'exceptionnel à raconter et... tu étais heureuse avec Greg, reconnais-le.
- ...oui, peut-être...oui. Je suis vraiment désolée, excuse-moi.
- Ce n'est rien, ne t'inquiètes pas.
- Bon alors parle-moi de ce Chris ! Me dit-elle en riant.
- Donc, je disais que... il m'a embrassé !
- Non ? Sérieusement ? Mais c'est génial ! Mais heu... rappelle-moi quand est-ce que tu l'as rencontré ?
- Hier... oui, je sais c'est rapide.
- Bah un peu, mais ce n'est pas une raison pour que sa ne marche pas entre vous deux.
- Ouais, je sais pas trop, on verra mais moi, il me fait de l'effet, beaucoup d'effet, dis-je en souriant. Par contre, la gourde que je suis n'a pas son numéro de portable, ni son adresse msn.
- Ha oui, c'est embêtant. Vous ne vous êtes pas donné d'autre rendez-vous ?
- Haaa ! Non ! Non mais quelle idiote !
- Ne t'inquiète pas, tout va s'arranger, tu vas voir.
- Mouais..., bon ma chérie, je dois te laisser, bisous !
- D'accord, bisous !
Je raccrochai lorsque je vis que la nuit commençait doucement à tomber. J'ai pris ma douche et je suis allée dans mon lit pour lire un peu. Tout était calme, il n'y avait pas un bruit lorsque soudain, je me suis mise à sursauter en entendant mon portable vibrer contre ma table de nuit. (He oui, ça fait du bruit le vibreur !) Je le pris en main et je regardai qui m'avait envoyé un sms. Le numéro n'était pas dans mes contacts, je fonçai les sourcils et je commençai à lire. C'était Chris ! Mais comment ? Comment il a pu avoir mon numéro ? Je ne lui ai pas passé et nous n'avons aucun ami en commun. Mon c½ur se mit à tressauter et je relisais sans cesse le texto.
« Coucou Célia, c'est Chris, je voulais juste te souhaiter une bonne nuit, fais de beaux rêves, bisous »
Le pire c'est qu'il avait écrit en français et pas en langage « sms ». Il m'a souhaité une bonne nuit ! Houaaaaa. Bon, on se reprend et on lui répond :
« Je te remercie Chris, bonne nuit également (mais il va falloir que l'on parle toi et moi : comment t'as eu mon num ? Bon aller à demain, bisous »
Et voilà, notre merveilleuse histoire commençait merveilleusement bien et toutes mes craintes s'envolèrent d'un seul coup...
Lui envoyé un sms était une chose extrêmement difficile à faire pour moi. De plus qu'elle n'a pas répondu tout de suite ! J'étais complètement paniqué, d'un autre coté, ça ne change pas vraiment de l'habitude). Mais quand elle m'a répondu, j'ai senti mon être rempli d'un tel soulagement que je ne pouvais plus m'empêcher de sourire. Et j'ai même ris lorsqu'elle m'a dit que l'on devait parler au sujet de comment j'avais eu son numéro de portable. J'ai vraiment hâte d'être à demain et de pouvoir lui envoyer une tonne de sms. Et il faut absolument que je l'on se revoit d'ici sous-peu.
J'ai passé de long moment à penser à elle, à ses yeux, à ses lèvres, à elle tout simplement... Et je me suis endormi, aussi heureux et souriant qu'un enfant en train de rêver...
Je me suis réveillé sur les coups de neuf heures et dès le moment où j'ai ouvert les yeux, j'ai pensé à Célia. Elle me manque déjà ! Je voulais la voir, l'observer, l'admirer et la contempler pour que chaque détail de son corps et de son visage s'imprègnent en moi... Mais en redescendant sur terre, je me souvins que j'avais au moins son numéro et que je pouvais lui envoyé un texto rien que pour lui dire bonjour... Rien que cela me remplissait de joie.
« Salut, ça va ? Je voulais juste te dire bonjour et te souhaiter un bonne journée, bisous »
En attendant sa réponse, je m'habillais et je me préparais pour affronter une nouvelle journée de la vie. Et c'est alors que mon portable vibra. Je me suis jeté sur ce dernier et j'ai ouvert le sms.
« Coucou, je vais très bien, merci à toi aussi. Je suis désolée mais on ne pourra pas se voir aujourd'hui car il faut que j'aille voir Greg. Bisous, tu me manque déjà... »
« Tu me manque déjà... » !!! Comment faire pour ne pas avoir le c½ur qui tressaute à ce moment ?! Moi aussi elle me manque et à un point ! Même si je ne pouvais pas aller la voir ce n'était pas trop grave (même si j'en avais une énorme envie). Non, ce n'est pas grave, on verra ça pour demain. Je ne pouvais pas résister alors je lui envoyai un autre texto.
« Ce n'est pas grave, on se verra demain. Toi aussi tu me manques... bisous »
Puisque l'on était en pleine période de vacances, je pouvais faire tout ce que je voulais. Je m'apprêtai à sortir quand on sonna à ma porte ; c'était Emeric. Il était onze heures et demie et il faisait déjà chaud. Il m'attendait au bas des escaliers de mon immeuble et on commença à discuter.
- Salut.
- Salut, ça va ? Me demanda-t-il.
- Si tu savais à quel point !
- Oula, que s'est-il passé en une nuit ?
- J'ai envoyé un sms à Célia hier soir et elle m'a répondu et ce matin, elle m'a dit que je lui manquais, m'exclamais-je.
- Bah c'est cool. Et vous vous voyez quand alors ?
- Bah pas aujourd'hui car elle va voir Grégory, son meilleur ami.
- T'es pas jaloux ?
- De Greg ? Non, enfin un petit peu, dis-je en souriant. Surtout qu'il vient de casser avec sa copine qui est en fait la meilleure amie de Célia.
- Ha ok, me dit-il d'un ton ironique.
- Non, t'inquiète. Je pense qu'entre nous deux, ça devrait aller, on verra mais bon j'espère.
- OK, bon alors on fait quoi ? J'ai faim, ria-t-il.
- On va à Mc do et après on fait un foot avec les autres ?
Et c'est ainsi que l'on est parti mangé tous les deux et qu'après nous avons retrouvé nos autres amis pour faire un foot dans notre quartier quelque peu... insalubre. Mais je ne pouvais toujours pas m'empêcher d'envoyer des dizaines de texto à Célia...
Je rejoignais Grégory en début d'après-midi. Il m'avait lui aussi envoyé un sms hier soir en me demandant si on pouvait se voir aujourd'hui.
Il finissait son cour de piano lorsque j'arrivai dans la salle. Il jouait merveilleusement bien et je pouvais écouter ses mélodies autant de fois que je le voulais sans m'en lasser. Il avait des doigts si rapides que je n'arrêtais pas de lui dire que ces derniers dansaient sur le clavier.
Il dit au revoir à son professeur et vint vers moi. On se fit la bise et on parti dehors. En marchant dans la rue, je lui narrai tout ce qui s'était passé avec Chris dans la journée d'hier ainsi que les texto qu'il m'avait envoyé. Il souriait, il était content pour moi. Puis, une fois que j'eu fini de tout raconter, il me demanda :
- Tu as parlé à Jeanne ?
- Oui... pourquoi ?
- Vous avez parlé de moi je suppose, enfin après Chris bien sûr, se moqua-t-il.
- Voix-tu, commençais-je en essayant de rester sérieuse mais en riant tout de même, vous avez été les deux sujets principaux, comme tu peux t'en douter, mais en fait, on parlait de vous deux en même temps.
- Heu, tu m'expliques comment vous faites ?
- En fait, j'ai commencé à parler de Chris et comme elle n'était pas au courant et qu'elle à su que toi, par contre, tu étais déjà au courant, he bien, elle a commencé à s'énerver donc je lui ai dit ce que j'avais sur le c½ur depuis longtemps.
- C'est-à-dire ?
- Qu'en ce moment, on ne parlait pus que d'elle, d'elle et encore d'elle, avec beaucoup de toi aussi, dis-je en souriant.
- Et elle l'a prit comment ?
- Plutôt bien, elle s'est excusée et après, nous avons conversé au sujet de Chris.
- D'accord.
- Et toi, tu vas bien ? Voulus-je savoir.
- Oui, ne t'inquiète pas et puis n'oublie pas que je suis plus grand que toi, c'est à moi de te protéger. Me dit-il en posant sa main sur mon épaule et en me serrant contre lui.
- Tout le monde à toujours besoin d'un plus petit que sois.
- C'est vrai...
On a continué à discuter pendant plus de deux heures de tout et de rien, de lui et de moi, de Jeanne, et de Chris...
Et je souriais à chaque fois que mon portable vibrait car je savais que c'était Chris qui pensait à moi et qui me disait plein de choses gentilles...
Puis je lui en renvoyais un qui à dû faire son effet car la réponse à été plus que joyeuse.
« On peut se voir demain ? Tu me manque trop ! »
« Sans aucun problème ! Au parc ? J'ai trop hâte !!! Si tu savais !!! »
« Ok pour le parc, à demain mon C½ur »
« À demain mon Ange, passe une bonne nuit... »
- J'étais assis dans l'herbe et elle arriva derrière moi. Elle me prit dans ses bras et elle me fit un bisou sur la joue puis je la fis basculer pour la déposer devant moi et pour l'embrasser. Puis on s'arrêta et on se regarda et de son sourire le plus scintillant et de sa voix la plus mélodieuse, elle me dit :
Bonjour...
- Bonjour mon Ange...
- Tu as passé une bonne matinée ? Me demanda-t-elle.
- Très bonne mais elle aurait été meilleure en ta compagnie, lui dis-je avec le plus séducteur de mes sourire, avant de l'embrasser encore une fois. Tout c'est bien passé hier avec Grégory ?
- Oui, on a discuté de lui, de Jeanne, de moi et... et de toi.
- De moi ?
- Oui, ria-t-elle. Ha bah oui, Grégory est mon meilleur ami, il se doit de connaître toute ma vie.
- A ce point ? Bon ok, je ne m'inquiète pas alors. Et lui, il arrive à surmonter sa rupture ?
- Oui, sa va, c'est un grand garçon hein ?
- Les grands ont toujours besoins de plus petits qu'eux.
- C'est vrai, dit-elle en souriant et en m'expliquant que c'était ce qu'elle avait dit à Greg la veille.
- Bah tu vois, on est sur la même longueur d'ondes.
Et elle m'embrassa encore. Tout se passa très bien lorsque son portable se mit encore une fois à sonner. J'en ai marre de son portable ! J'ai tout de suite pensé à ses meilleurs amis mais non, cette fois c'était un autre gars qui lui disait de venir immédiatement chez lui. Elle m'expliqua ensuite que plusieurs de ses amis s'étaient retrouvés. Je pensais qu'elle allait encore m'abandonner mais ce qu'elle fit, fut tout le contraire : elle m'invita chez ce mec : Edouard. J'allais déjà voir tous ses amis, elle allait me présenter à tous ses amis ! Mais une boule commença à naître dans mon estomac. Le fait que l'on ne soit pas du même monde me remonta en une seconde dans mon cerveau et la crainte s'installa alors dans tout mon être. Mais j'acceptai tout de même, je voulais lui faire plaisir, j'étais prêt à accepter presque n'importe quoi pour elle et pour la rendre d'avantage heureuse. Elle m'afficha un sourire et on s'en alla pour le quinzième arrondissement...
On arriva devant la porte d'Edouard et, voyant que je paniquai sérieusement, elle me souffla à l'oreille « Ne t'inquiète pas, ils sont très gentils et la plupart savent déjà que je sors avec toi... ». Je n'ai pas eu le temps de lui demander comment pouvaient-ils être au courant aussi rapidement car elle rappliqua immédiatement en me disant « Oui, on parle beaucoup dans notre groupe et tout le monde est très vite mit au courant des moindres petites choses. On a besoin de parler et de s'exprimer entre nous et cela nous évite de recommencer chaque anecdotes ». Elle finit sa phrase en riant. Elle réussit néanmoins à me calmer un peu mais ma douleur au ventre ne s'estompait pas pour autant. Edouard vint nous ouvrir la porte et j'essayai de faire un sourire pas trop crispé...