Gaëlle et Daniel

Gaëlle et Daniel
Pour Claire, ma Chirie d'amour
que j'aime à la folie de la passion absolue et éternelle
jusqu'à la nuit des temps et même après...


Gaëlle et Daniel

................Gaëlle, une adolescente de seize ans, va passer en terminal. Et avant d'atteindre les premiers mois de cette année difficile, elle part avec ses deux cousines : Marina et Aurélie, dans un coin de la campagne qui a l'air perdu mais où se retrouve, d'une année sur l'autre, plusieurs jeunes. Elle adore ses cousines mais étant plus vielles qu'elle de cinq et six ans, les deux jeunes femmes n'ont pas toujours les mêmes conversations ou les mêmes focalisations.
Gaëlle est une fille plutôt renfermée, qui n'avait pas beaucoup confiance en elle et qui n'osait pas dire ce qu'elle pensait. Pourtant, nombreuses étaient les choses qu'elle aurait voulu révéler et surtout à son petit copain : Aleck. Ils sortent ensemble depuis six mois et tout le monde croit que c'est l'amour fou entre les deux adolescents mais pour Gaëlle, c'est loin d'être le couple parfait ! Car même si elle l'aime de tout son c½ur, il y a pleins de petits détails qui, en s'accumulant, deviennent de gros problèmes. Mais elle ne dit rien, elle se tait et de toute façon même lorsqu'elle qu'elle trouve le courage d'avouer certaines chose, rien ne change...
Et en arrivant dan ce coin de campagne, elle était bien décidé à l'oublier un petit peu, à faire la fête et à faire de nouvelles rencontre qui sait ?
En posant le pied en dehors de la voiture, Gaëlle fut émerveillée par la beauté de l'endroit. Il y avait quelques maisons, de grands jardins, un lac recouvert d'un coté par de nombreux saules pleureurs et des centaines de fleurs différentes...
Pendant que Marina et Aurélie partirent dans l'une des maisons avec leurs bagages, Gaëlle alla, elle, près du lac. Elle y resta quelques minutes sans dire un mot en pensant à toutes mes choses présentes dans sa vie et qui ne vont pas forcément très bien comme sa famille, ses amis et surtout Aleck.
C'est alors qu'une voix la sortit de ses pensées :

- Bonjour.

Gaëlle se retourna et vit un magnifique jeune homme, elle répondit d'une voix douce :

- Bonjour.
- Je m'appelle Daniel, mais tout le monde me nomme Dany. Tu es nouvelle ici ?
- Oui, je m'appelle Gaëlle. Je viens juste d'arriver, mais je ne reste que deux ou trois jours.
- Enchanté Gaëlle. Au fait, demain soir, on organise une soirée, j'espère t'y voir.
- Je viendrais.
- OK, bon bah à demain.
- A demain.

Et Daniel partit en laissant l'adolescente à ses rêves cachés. Elle était toute excitée, elle aurait voulu en parler à quelqu'un mais elle n'avait personne à qui se confier et ses deux cousines se moqueraient d'elle, elles ne comprendraient pas. C'est vrai après tout : ce garçon lui avait parlé, aller quoi ? Trente secondes ! Et pourtant elle s'était sentie attiré vers lui comme jamais elle ne l'avait été par Aleck. Elle se dirigea alors vers la maison en refoulant toutes ces nouvelles émotions à l'intérieur.
Elle se réveilla en sursaut vers une heure du matin et comme elle n'arrivait plus à s'endormir, elle partit près du lac. Même en pleine nuit il était sublime. Les étoiles s'y reflétaient et la Lune semblait tout de même s'imposer dans cet océan de petites lumières scintillantes. Gaëlle s'assit dans l'herbe légèrement humide et médita une fois de plus en écoutant une musique triste dans son mp3 : Ti amo de Umberto Tozzi. C'était sa chanson préférée. Elle adorait être seule en écoutant cette forte mélodie remplie d'amour et d'incertitudes, se poser et réfléchir. La musique s'arrêta et elle sentit tout à coup une présence derrière elle. L'adolescente s'inquiéta un peu mais ne se retourna pas. Elle enleva les écouteurs de ses oreilles et se concentra plus attentivement. C'est alors qu'une couverture fut posée sur ses épaules et son dos, elle se mit à paniquer et se retourna brusquement en faisant tomber la couverture à terre. Mais à son grand soulagement, elle reconnu Daniel.

- Tu m'as fait peur !
- Excuse-moi mais je t'ai vu partir dans cette tenue, très belle d'ailleurs, dit-il en souriant. Et comme je ne dormais pas non plus, je suis venu. Je me suis dit que l'on pouvait faire connaissance.
- Ha d'accord, bah il n'y a pas grand-chose à dire tu sais ; j'ai seize ans, je vais passer en terminal L et... et voilà.
- Moi, j'ai dix-sept ans. Je prépare mon entrée à l'Université, je viens d'avoir mon bac S.
- Et tu as une copine ? Demanda-t-elle.
- ... Oui... Elle s'appelle Laëticia.
- T'as pas l'air contente de parler d'elle dis donc !
- Ouais, je sais, dit-il en haussant les épaules et en poussant quelques soupirs. C'est que... je commence à en avoir marre d'elle en fait.
- Vous êtes ensemble depuis combien de temps ?
- Depuis deux ans.
- Ha oui d'accord, je te comprends. Déjà que pour moi, au bout de six mois, j'en ai marre alors...
- Comment il s'appelle ? Demanda-t-il.
- Aleck, il a lui aussi seize ans.
- Et ce n'est pas l'amour fou non plus ?
- Bah non en fait, mais je n'ose pas rompre, j'ai peur de la réactions de nos amis.
- Tu sors avec Aleck pour tes amis ?
- Au début non, mais maintenant oui...
- Gaëlle, écoute : tu fais ta vie et tu suis ton c½ur, pas celui des autres.
- ...Ouais, t'as raison mais c'est dur.
- Je comprends.

Ils discutèrent comme cela pendant deux heures avant que Daniel la raccompagne dans sa maison et devant la porte de sa chambre. Soudain, il lui prit la main et lui fit un tendre baiser. Gaëlle se sentit transporté par des millions de petits frissons. Jamais elle n'avait éprouvé une telle sensation avec Aleck. Puis il partit et l'adolescente alla se coucher mais n'arrivant point à s'endormir.
Elle passa la journée avec Marina et Aurélie dans la ville la plus proche pour y faire les magasins mais elle ne cessait de penser à Daniel bien qu'elle se répétait sans cesse que c'était de la folie : il avait déjà une copine et elle aussi d'ailleurs. Ils ne se verraient qu'une ou deux fois par ans mais quelque chose d'inexplicable l'attirait vers ce bel adolescent. De plus, la soirée, cette soirée, la rendait de plus en plus nerveuse. En rentrant chez elle, elle apprit une nouvelle qui la bouleversa encore une fois : la fête allait finalement se dérouler dans sa maison.
Elle passa près de deux heures à s'habiller, se coiffer, se maquiller... Enfin, tout ce que font la plupart des adolescentes pour paraître jolies.
Au fur et à mesure que les minutes défilèrent, le stress de Gaëlle augmentait. Elle avait décidé de descendre dans le grand salon lorsqu'elle aurait eu la certitude que Daniel s'y trouvait déjà. Elle entendit alors sa voix en bas de l'escalier, il parlait avec d'autres garçons qu'elle ne connaissait pas. Son c½ur battait encore plus vite, ne sachant comme elle pouvait le calmer, se calmer. Elle se regarda une dernière fois dans le miroir et apparut en haut de l'escalier.
La scène était encore plus magique que dans les contes de fées. En effet, à ce moment là, la musique changea. C'était une douce mélodie mais qui dégageait pourtant une force surprenante. C'est alors que Gaëlle commença à descendre la première marche et que Daniel, lui, leva les yeux et s'arrêta de parler subitement tellement la beauté de la jeune femme l'éblouissait. Ce fut comme si le temps venait de se figer. Il n'entendait plus rien, il ne voyait plus rien à part cette apparition émanant du ciel.
Gaëlle avait lâché ses longs cheveux bruns qui s'arrêtaient au milieu de son dos. Forme d'un dos nu sensuel grâce à une robe rouge que portait merveilleusement bien la jeune femme. Ses yeux marron brillaient de mille feux et sa peau resplendissait de pureté.
Daniel en resta bouche bée. Il reprenait peu à peu ses émotions pendant qu'elle descendait gracieusement les marches de cet escalier mais il ne pouvait à peine bouger. Et lorsqu'elle arriva presque en bas, il réussi à tendre sa main vers elle qui déposa, avec une délicatesse indescriptible, se douce et petite main.

- Tu es... somptueuse..., souffla-t-il à l'adolescente.
- Merci...

Elle était extrêmement contente de l'effet qu'elle avait produit après ces deux heures de préparation mais quelque chose ou plutôt quelqu'un vint troubler ce moment se surprise, de beauté et d'émotion. Laëticia, la petite amie de Daniel, arriva derrière lui et lui fit un bisou dans le cou. Ce fut comme si on poignarda Gaëlle en plein c½ur. Elle regarda le jeune homme et partit rejoindre ses cousines tandis que lui, il faisait comme d'habitude avec sa copine, il faisait semblant.
Notre adolescente passa la soirée à regarder Daniel et en s'approchant de lui le plus possible, elle essayait de savoir de quoi il parlait, lui, sa copine et leurs autres amis. En écoutant Laëticia, Gaëlle se sentait très mal, elle avait l'impression de n'être rien à coté d'elle, elle se sentait diminuée sans savoir pourquoi. La petite amie de Daniel ne faisait pas attention à l'adolescente mais ce dernier si. Il se sentait attiré vers elle. Il aurait voulu lui parler d'avantage, la faire rire, la prendre dans ses bras, être seule avec elle comme la nuit dernière,... Il voyait très bien qu'elle en avait marre de cette fête où elle était seule et qu'elle n'arrivait pas à s'intégrer. Lui aussi d'ailleurs, il n'en pouvait plus de tous ces gens autour de lui et de sa copine en train de les féliciter pour ces deux ans de bonheur et d'amour. « Mais qu'est ce qui en savent, eux ? » Se disait-il sans cesse.
Soudain il vit Gaëlle dans les escaliers en direction du premier étage. Il attendit quelques minutes et monta lui aussi, disant à Laëticia qu'il devait aller aux toilettes.
Il chercha celle, dont il disait que la beauté de son visage n'égalait aucune autre fille, dans toutes les pièces de l'étage et l'aperçut enfin dans une chambre qui n'appartenait à personne.
Elle était de dos, regardant à travers la fenêtre et jouant avec ses cheveux qu'elle avait ramenés sur ses seins. Elle sentait sa présence sans qu'elle n'eu besoin de se retourner. Son c½ur se remit à battre de plus en plus vite surtout quand Daniel ferma la porte mais elle ne fit aucun geste. C'est alors qu'il s'approcha et qu'il prit la parole :

- Tu en as marre ?
- De quoi ? De cette fête où personne ne me parle, où personne ne fait attention à moi ? Alors, oui j'en ai marre.
- Moi, j'ai fais attention à toi.
- Mais tu étais trop occupé à faire semblant d'être heureux. C'était pathétique.

Gaëlle, toujours de dos, s'emportait un peu mais elle pensait qu'elle n'avait rien à perdre après tout. Autant tout dire, de toute façon, ils n'allaient jamais se revoir.

- Excuse-moi, reprit-elle finalement d'une toute petite voix.
- Non, tu as raison. Je suis pathétique d'être avec elle, je suis pathétique de faire croire que je suis heureux et je suis pathétique de ne pas exprimer ce que je ressens vraiment.

L'adolescente commença à paniquer. Qu'allait-il dire ? Une chose qui regretterait dès le lendemain matin, et pourtant une chose si gentille, mais une chose qu'elle ne voulait pas entendre... Daniel s'avançait de plus en plus vers d'elle. Il souleva doucement sa main mais la rebaissa immédiatement. Qu'allait-elle penser ? Qu'elle s'abandonnerait à lui comme ça ? Qu'elle dirait « Ho oui, moi aussi, je t'aime ! » ? Il ne savait plus quoi faire, plus quoi penser.
Il réussit néanmoins à poser sa main sur l'épaule de l'adolescente. Cette dernière frissonna comme jamais et ce fut pire quand il descendit lentement sa main pour finir sur sa hanche. Elle posa ses deux mains sur celle de Daniel pendant que lui, il commença à lui faire de tendres baisers dans le cou... Gaëlle s'abandonna à cette infusion d'amour et de sensualité, elle se retourna, le regarda et ferma les yeux lorsqu'il l'embrassa passionnément.
Ils s'embrassèrent éperdument tandis que l'adolescent lui caressait les hanches et le bas du dos. C'est alors que Gaëlle se dirigea vers le lit. Daniel la suivit et ils continuèrent à s'embrasser.
Les caresses et les baisers jaillissaient. Ils se retrouvèrent presque nus tous les deux. Mais elle voulait et lui aussi. Alors ils firent l'amour dans la tendresse la plus absolue.
Ce n'était pas la première fois pour la jeune femme, elle l'avait déjà fait deux ou trois fois avec Aleck, mais jamais, non jamais, elle n'avait eu autant d'émotions dans cet acte aussi merveilleux.
Ils passèrent la nuit à s'observer, à s'embrasser et s'endormirent inconsciemment. Daniel ne pensait plus à Laëticia et se s'inquiétait même pas de l'excuse qu'il devrait lui fournir pour son absence.

...

Lorsqu'il se réveilla le lendemain matin, il ne la vit pas. Il regarda partout dans la chambre, mais rien, strictement rien. Peut-être était-elle repartie dans sa chambre avec ses cousines pour en pas attirer l'attention ? Il se rhabilla en vitesse et couru à la chambre de sa bien-aimée. Il frappa et ce fut Marina qui lui ouvrit.

- Tiens salut Dany. Ca va ?
- Oui, dis-moi Gaëlle est là ?
- Gaëlle..., heu non... Elle est repartie en train ce matin, elle a dit qu'elle voulait rentrer immédiatement. Pourquoi ? Tu voulais lui dire quelque chose ? Je peux lui dire si tu veux.
- ...Partie... Heu non, merci Marina, j'dois y aller, à plus tard.

Cette nouvelle fut comme un éclair déchirant son c½ur. Il ne pouvait pas se résoudre à ne jamais la revoir surtout après ce qui s'était passé entre eux. Il pensait qu'il était amoureux, que jamais il ne pourrait retrouver une fille aussi magnifique et aussi extraordinaire, que... jamais... Non, il ne s'en remettait pas.
Il passa la journée assis dans l'herbe devant le lac. Il ne parla pas à Laëticia et elle ne lui demanda rien. Le soleil commença doucement à se coucher mais le jeune homme ne bougeait toujours pas. Puis, il mit ses mains dans ses poches et sentit quelque chose, une feuille de papier. Il la prit et la déplia. Il sentit alors les larmes lui monter aux yeux lorsqu'il la lit :


Daniel, sache que jamais je n'avais ressenti quelque chose de si intense avec un autre garçon, que jamais je n'avais aimé personne d'autre que toi de cette manière et que jamais je n'avais passé une telle nuit... Mais je suis partie et tu dois sûrement te demander pourquoi. Pourquoi faire un tel acte alors que je t'aime ? Tout simplement car tu sors avec Laëticia et que je n'ai pas envie de devenir la briseuse de couple, que l'on ne pourra pas se voir aussi souvent que l'on voudra, que... c'est impossible entre nous deux, impossible...
Mais je t'en pris, ne cherche pas à me retrouver, se serait trop dur, je ne pourrais pas...


Je t'aime...
Gaëlle...

Des sanglots le prirent et il ne put s'arrêter. Elle l'aimait ! Comment pourrait-il vivre avec cette idée qu'elle était peut-être, sûrement même, la femme de sa vie ?

Gaëlle, elle, était dans le train, la tête posée contre la fenêtre et écoutait en boucle Ti amo, sa chanson préférée, mais une chanson qui lui faisait penser à Dany...


En rentrant chez elle, Gaëlle rompit avec Aleck sans lui fournir aucune explication et Daniel en fit de même avec Laëticia.
Nos deux adolescents ne se revirent jamais bien que les souvenirs étaient bien là, eux. Tous les deux étonnèrent leurs amis en rompant avec leur amour fou, mais après tout, qu'est ce qu'ils en savent, eux ?


Miss Mag


# Posté le mercredi 07 mai 2008 10:08

Modifié le dimanche 01 juin 2008 10:46

Elisabeth et Thomas

Elisabeth et Thomas

Pour Mehdi, l'Amour de ma vie...

Elisabeth et Thomas


..............Elisabeth avait connu Thomas lors de l'anniversaire de sa meilleure amie : Céline. Bien qu'elle ne le vu pas très longtemps, elle découvrit qu'il était rempli d'humour et de simplicité. Mais pourtant son c½ur s'était tourné vers un autre garçon ce jour là. Elle sorti avec lui pendant deux semaines et demi mais elle coupa court à leur relation bien vite en s'apercevant que leur amour avait été trop vite et s'était aussi vite fané. Elle resta en contact avec ce garçon mais tout en faisant connaissance avec Thomas. Le jour où elle rompit justement, ce dernier lui avait même proposé d'aller chez lui pour lui remonter le moral voyant qu'elle ne se sentait pas très bien et surtout après avoir découvert que l'adolescente se mutilait. Ce jour là, elle lui promit qu'elle arrêterait mais ce fut une erreur...
Les vacances de Juillet commencèrent et constatant que tous deux avaient ce même point commun : l'écriture, ils décidèrent d'écrire une nouvelle ensemble. Elisabeth était ravie de faire cette histoire d'amour avec lui. Elle l'avait lu et relu à l'apprendre par c½ur tellement elle adorait ce qu'ils avaient écris tous les deux surtout qu'ils avaient donnés pour nom aux deux héros, leurs propre prénoms. Mais ils durent l'écrire en interaction grâce au téléphone car Thomas était parti en vacance à, à peine, 30 kilomètres du lieu où son amie devait se rendre le mois d'après mais malheureusement, lui, ne s'y trouverait plus, il sera parti avec son père dans un autre lieu tout aussi somptueux. Ils s'envoyèrent des dizaines de sms mais lorsque vint le mois d'Août, Elisabeth n'avait plus aucune nouvelle de l'homme qu'elle commençait à aimer sans vouloir se l'avouer. Elle passa donc des vacances, seule et triste surtout que beaucoup d'autres détails venaient lui gâcher la vie. Elle recommença à se mutiler en culpabilisant atrocement. Elle avait tenue un mois et demi...
Le mois de Septembre arriva trop rapidement et la rentrée en seconde avec. Elisabeth n'avait pas revu Thomas depuis près de deux mois. Elle eu beaucoup de mal à s'avouer qu'elle l'aimait, elle ne voulait d'ailleurs en parler à personne, pas même à se meilleure amie. Elle commença à rédiger une lettre, une longue lettre qu'elle enrichissait à chaque fois qu'il se passait quelque chose qui la touchait. Ils se reparlèrent sur msn et elle lui avoua qu'elle avait recommencer à se mutiler, en s'excusant. Thomas lui avait demandé pourquoi elle s'excusait... il avait oublié la promesse qu'elle lui avait faite. De plus il l'avait engueulé alors qu'il ne savait pas de quoi il parlait vraiment. C'est ce que disait Céline pour réconforter Elisabeth qui venait juste de lui dire ce qu'elle ressentait pour cet homme.
La jeune femme revit enfin l'homme qu'elle aimait lors d'une après-midi où elle lui présenta ses nouveaux amis qu'elle s'était faite dans son lycée. Et le soir même, ils allèrent voir un concert avec Céline et le meilleur ami de Thomas. Cette soirée fut magique pour elle. Elle pouvait le toucher, rire avec lui inconsciemment sans se préoccuper de tout le reste. A un moment, elle s'assit même sur ses genoux, elle se retourna et les deux adolescents se fixèrent sans détourner leur regard. Elisabeth s'approchait de plus en plus et elle l'aurait sans doute embrassé si les deux autres n'auraient pas été là.... Mais toutes les bonnes choses ont une fin et ils durent se séparer au grand regret de la jeune femme.

...

Ne sachant pas les sentiments d'Elisabeth envers lui, Thomas lui avait parlé d'une autre fille. C'est pourquoi, pensant que c'était perdu, la jeune femme sortit avec un autre gars de son lycée qu'elle n'aimait pas. Elle n'arrivait même pas à lui dire « Je t'aime ». Tout simplement car, ces simples mots, elle voulait les dire à Thomas. Surtout quand ce dernier lui demandait « pourquoi ? », pourquoi elle n'y arrivait pas. Tous les jours, elle avait le droit à ces questions de son meilleur ami, de son « grand frère » mais elle ne pouvait jamais lui répondre la vérité...
Un jour, elle lui proposa de venir voir Céline qui donnait une représentation de danse. Il accepta et passèrent donc l'après-midi ensemble. La meilleure amie dansa donc sous les yeux de plusieurs personnes et de nos deux adolescents. Elisabeth faisait tout pour se rapprocher de l'homme qu'elle aimait, elle était même prête à tout lui avouer. Et lorsque Céline parti dans les vestiaires, Elisabeth et Thomas restèrent ensemble dans des escaliers cachés de tous. Et c'est alors que l'adolescent reposa sans cesse cette question :

- Mais qu'est ce qui t'a pris de sortir avec lui si tu ne l'aimes pas ?!
- ... Bah, heu... Je n'sais pas..., chuchota-t-elle.
- Non, sérieux, Elisabeth. Pourquoi ?
- Bon, écoute, mardi, tu auras toutes tes réponses à toutes tes questions.

Thomas resta sans voix, il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle venait de dire ça mais il commençait à se douter de quelque chose.
Surtout que le mardi d'après justement, elle rompit avec le gars du lycée et le soir même elle partit chez Thomas comme toutes les semaines. Elle stressait mais elle était bien décidée à tout lui avouer. Elle marchait très vite, balançant sous ses pieds les feuilles d'automne tout juste tombées.
Elle entra dans l'appartement de Thomas et elle le prit dans ses bras. Puis ils se dirigèrent dans la chambre de l'adolescent. Comme à son habitude, elle s'installa sur le lit. Puis elle pris les mains de son meilleur ami entre les siennes. Son c½ur battait à cent à l'heure. Thomas fut très surpris et commença un peu s'inquiéter (et il avait bien raison).

- Ecoute Thomas, commença-t-elle, à plusieurs reprises tu m'as demandé pourquoi j'étais sorti avec ce mec. Et je te réponds que je n'en sais rien.
A plusieurs reprises, tu m'as demandé pourquoi je n'arrivais pas à lui dire « Je t'aime ». Tout simplement car...c'est... car c'est toi que j'aime...

Les mots qu'Elisabeth avait prononcés le figèrent sur place.
Après cette déclaration, Thomas enleva un peu brusquement ses mains de celles de l'adolescente. Il ne disait pas un mot, lui qui ne pouvait pas passer dix secondes sans prononcer un mot. Pendant de longues minutes, le silence régnait, pendant de longues minutes, elle doutait, elle pensait qu'elle venait de faire la chose la plus stupide et la plus ridicule qui soit, pendant de longues minutes, ils paniquaient tous les deux.
Puis elle parti dans la salle de bain. Elle était presque en pleurs : pour elle, ce silence égalait à une réponse négative... alors quand elle revint dans la chambre elle le regarda, il n'avait pas bougé d'un cil. Elle décida de lui donner la lettre qu'elle lui avait écrite.
Thomas tremblait de partout en la lisant. Dans cette lettre de cinq pages, Elisabeth y parlait de tout ce qu'ils avaient vécu ensemble, de tout ce qu'elle avait ressenti quand il la regardait, la touchait, le prenait dans ses bras... mais elle lui expliquait, lui avouait une deuxième fois, par tous les moyens, qu'elle aimait tout simplement...
Après avoir lu ces mots émouvants, il se mit face à Elisabeth et cette dernière le pris dans ses bras de toutes ses forces. Puis ils se décelèrent, se regardèrent et approchèrent doucement leurs visages. C'est alors qu'Elisabeth l'embrassa comme jamais elle n'avait embrassé quelqu'un d'autre...
A ce moment là, elle avait atteint le summum du bonheur. Enfin ! Enfin, elle avait réussi à tout lui avouer. Enfin ! Enfin, elle avait réussi à l'embrasser...
Après ce doux baiser, elle reposa sa tête sur l'épaule de Thomas. Sur sa poitrine, elle sentait le c½ur de son amour battre à forte allure...
La première semaine et le premier mois de leur relation furent un rêve pour l'adolescente qui avait attendu cela avec une impatience folle. Le moindre petit sms qu'il lui envoyait la faisait chavirer. Les amis d'Elisabeth étaient très contents pour elle à part deux ou trois qui aurait bien voulu prendre la place de Thomas. Car nombreux étaient les prétendants de la jeune femme. Nombreux étaient ceux qui lui offrait des cadeaux, qui lui disait « je t'aime », qui la prenait dans leurs bras, qui voulait sortir avec elle tout simplement...

... Mais suivant son c½ur, et malgré quelques imperfections de leur relation,
Elisabeth resta avec Thomas et tous deux vécurent
un rêve de satin, qui vivra à jamais sans fin...


Miss Mag

# Posté le jeudi 27 mars 2008 05:19

Modifié le mercredi 09 avril 2008 14:38

Daphné et Kylian

Daphné et Kylian


Daphné et Kylian

...............Daphné est une adolescente de quinze ans et qui habite à Paris. Dans son lycée, un voyage en Italie fut organisé et elle eut le plaisir d'en faire partie. Elle se leva le dimanche matin à quatre heures pour partir en car avec tous les autres élèves ainsi que ses trois plus proches amis : Natacha, Timéo et Romain. Le voyage fut pénible car il faisait très chaud mais également amusant. Ils arrivèrent en fin d'après-midi et partirent tout de suite dans leur hôtel. Daphné et Natacha étaient ensemble dans une chambre communicante avec celle de Timéo et Romain.
Avant de dîner, les professeurs décidèrent de partir se promener pour admirer la fameuse et très célèbre Fontaine de Trevi. Ils y arrivèrent et Daphné s'arrêta devant la fontaine. Le soleil commençait à se coucher doucement mais il faisait encore chaud au mois de Mai et surtout en Italie. La lumière dorée illuminait les cheveux bruns de la jeune femme et faisait briller ses yeux qui, étant même d'une couleur marron assez foncée, devenait si clairs et si étincelants que même Timéo en resta bouche bée en regardant sa meilleure amie. Elle se retourna et lança une pièce dans l'eau lumineuse en faisant un v½u : trouver l'amour de sa vie. Natacha eut un petit sourire en la regardant mais elle-même ignorait que Romain l'admirait. Elle ne conjecturait pas que son ami, son meilleur ami même, l'aimait depuis plusieurs mois sans pouvoir, néanmoins lui avouer.
Timéo détourna son regard de Daphné et regarda ses deux autres amis avant de se diriger vers Romain :

- Pourquoi tu ne vas pas lui dire ?
- Lui dire quoi ? Bafouilla Romain.
- Que tu l'aimes ! Romain, dépêches-toi ! Elle ne va pas attendre très longtemps tu sais.
- Comment ça ?
- ... Bon écoute, Arnaud lui tourne autour et il veut sortir avec elle...
- T'es pas sérieux là ?
- Si, désolé mais il va falloir que tu prennes les choses en mains et avant lui.
- Ne t'inquiètes pas, avant que l'on soit revenu en France, elle et moi, nous serons ensemble.

Romain avait l'air très déterminé après cette conversation et il voulait désormais tout avouer à celle qu'il aimait mais quand ? Où ? Et comment ? Beaucoup de questions qui emprisonnaient son esprit.
Après avoir émis son v½u, Daphné rouvrit ses yeux et regarda autour d'elle. Plus loin, sur le toit d'une vieille maison Italienne, elle vit un jeune homme qui la regardait aussi. Il cachait le centre du Soleil et quand il bougeait, elle ne voyait qu'une silhouette noire. En fait, cela faisait longtemps qu'il était là, à la regarder. L'adolescente ne détourna pas son regard, elle voulait le garder en mémoire mais le Soleil l'en empêchait. Puis elle fut entraînée par Timéo car il fallait rentrer dîner. Et quand elle voulu reporter son regard sur ce mystérieux jeune homme, elle en le vit plus, il avait disparu tel un nuage blanc face au Soleil brûlant.
Le dîner se passa dans les rires et les admirations faces aux merveilles Italiennes. Les quatre adolescents parlèrent et rirent toute la soirée malgré la panique de Romain quand Natacha le regardait. Daphné et Timéo se regardaient et souriaient car, tous les deux, savaient pour l'amour caché de leur ami.
Le soir, ils se retrouvèrent dans la chambre des filles. Ils discutèrent un long moment jusqu'à ce que Daphné sortit. Timéo en fit de même, laissant ainsi ses deux amis seuls, incitant par la même occasion Romain à faire sa déclaration. Il rejoignit sa meilleure amie sur le balcon de l'hôtel. L'adolescente regardait au loin. Tous ces vielles habitations et ce décor somptueux sous la Lune la rendaient heureuse. Daphné était une fille qui aimait les choses simples et naturelles. Timéo arriva derrière elle et vint se placer à coté d'elle, s'appuyant contre la rambarde du balcon. Elle le regarda avec un petit sourire en coin, il en fit de même. Puis il dit :

- Ça va ?
- Oui, pourquoi ?
- Tu as l'air triste.
- Tu sais très bien que je suis une fille romantique et facilement impressionnable. Alors quand je vois ce paysage magnifique je reste sans voix.
- Oui c'est vrai, dit-il en souriant. Mais je suis sûr qu'il n'y a pas que ça et qu'il y a un rapport avec le v½u de la fontaine.
- Comment pourrais-tu savoir le v½u que j'ai fais ?
- Je te connais Daphné, je te connais depuis une dizaine d'année, et crois-moi j'en suis heureux mais je suis également malheureux quand ma petite s½ur souffre.
- « Petite s½ur », cela fait longtemps que tu ne m'a pas appelé comme ça tu sais ?
- Oui, je sais, désolé j'aurais te le redire plus tôt.
- Oui... Tu as raison, c'est en rapport avec ce v½u. Je désespère vraiment tu sais, j'ai l'impression qu'aucun homme ne veut de moi, que je ne leur plait pas, que...
- Daphné, arrête ! S'exclama-t-il en se redressant. Tu est merveilleuse, t'as un c½ur d'or, une peau si blanche et si pure que l'on dirait celle d'une colombe, des yeux resplendissants, des cheveux étincelants... Je ne trouve même pas mes mots pour dire à quel point tu es magnifique !

La jeune femme regarda son « grand frère » comme si elle le découvrait pour la première fois. Elle était étonnée par tous ces compliments et en rougissait même. Timéo la prit alors dans ses bras en reprenant sa respiration haletante. Ils restèrent un moment l'un contre l'autre. L'adolescente ne savait pas très bien comment elle devait prendre cette scène qu'elle venait de vivre. Ils se décelèrent et le jeune homme lui fit un baiser sur le front avant de retourner dans sa chambre, seul. Il avait redonné du courage à sa petite s½ur mais celle-ci était totalement perdue : l'aimait-il lui aussi ? Ou avait-il dit tout ça juste pour ne pas la voir déprimer ? Elle essaya de faire le vide et soudain, une rose rouge tomba dans ses mains. Elle regarda au dessus d'elle et ne vit rien d'autre que les étoiles scintillantes. Elle reposa alors doucement son regard sur la rose qu'elle tenait entre ses mains. Elle la respira et se senti tout à coup enivrée. Elle ne comprenait pas d'où venait cette fleur romantique mais elle fit tout de suite le rapprochement avec le mystérieux jeune homme des toits. Elle regarda alors encore une fois au dessus d'elle mais ne voyant rien, elle rentra à son tour.
Elle alla directement dans sa chambre et vit Natacha toute seule sur son lit. Elle s'approcha en vitesse et lui demanda immédiatement ce qu'il s'était passé.

- Ho Daphné si tu savais !
- Non, je n'sais pas mais tu vas me le dire, plaisanta-t-elle.
- Romain ! Il m'aime !
- Non, c'est pas vrai ? Ironisa l'adolescente.
- Si et... Non, ne me dis pas que tu étais au courant quand même ?
- Bien sûr que si ! Timéo aussi, sa se voit tellement.
- Comment sa, ça se voit tellement ?
- Tu n'as jamais remarqué comment il te regardait, comment il était maladroit en ta présence, comment il se mettait à bafouiller quand tu lui parlait et alors quand tu le touchais c'était encore pire, on croyait qu'il allait s'évanouir ! Dit-elle en riant.
- Non, répondit Natacha en passant sa main sur son front. Non, c'est vrai je n'avais jamais remarqué, ho la la, qu'elle idiote j'ai fais. Et tu n'aurais pas pu me le dire toi ?
- Ha non, je voulais trop voir comment tout cela allait se passer. Bon aller dis-moi ! Comment ça s'est passé ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
- Bah, en fait, après que vous vous soyez bien gentiment évaporés...
- Hum, hum...
- ...il ne disait plus rien et moi non plus. C'est alors qu'il a commencé en me disant que j'étais une fille superbe, que j'étais belle et que jamais il ne rencontrerait une fille comme moi.
- Tiens, encore un.
- Moi, j'étais estomaquée, je ne savais plus quoi dire et c'est alors qu'il m'a dit « Je t'aime ».
- houlà, il est rapide ton mec.
- Ouais, répondit Natacha tout excitée.
- Et ensuite ? Demanda Daphné.
- Bah ensuite, c'est moi qui l'ai embrassé.
- Ha donc maintenant, tu prends les choses en mains, ria-elle.
- Bah oui, faut bien, tu sais comment est Romain. Je n'arrive toujours pas à croire qu'il ait eu le courage de me dire tout ça alors je l'ai aidé.
- Tu l'as aidé ? Ha la la, ma p'tite Nat, je suis contente pour vous deux ! C'est trop bien !
- Ouais !!! Bon et toi ? Qu'est ce qui s'est passé lorsque vous êtes partis tous les deux ?
- Ho bah rien de spécial, il m'a fait une dizaine de compliments sur ma beauté, il m'a prise dans ses bras, il m'a rappelé sa « petite s½ur » et il m'a embrassé sur le front. Voilà, rien de spécial comme je te dis.
- Heu... Tu peux répéter ? Il se sent bien ? Pourquoi il a fait tout ça ? Il t'aime ou quoi ?
- Je n'sais pas mais attends, ce n'est pas fini. Il est parti et après, comme par magie, une rose rouge est apparue dans mes mains. J'ai regardé au-dessus de moi, mais il n'y avait rien.
- L'homme des toits ? Pensa à voix haute Natacha.
- Je pense mais attend, c'n'est pas possible qu'il m'ait retrouvé. Enfin, on verra plus tard. Viens, on va se coucher et tu me racontes tous les détails de votre face à face.

Et c'est dans cet excitation que les deux adolescentes se couchèrent tandis que les deux garçons discutaient encore et de la même chose : de Natacha. Le nouveau couple était heureux et tout allait bien dans le meilleur des mondes. Daphné, elle, s'endormie en pensant à son grand frère et à l'homme de la rose.
Le lendemain matin, ils s'en allèrent à Rome et y passèrent toute la journée. Les deux amoureux filait le parfait amour dans ce pays extrêmement romantique tandis que Daphné ne savait plus comment se comporter face à Timéo. Ce dernier la regardait de temps à autres mais ne fit aucun geste envers elle. Ils pique-niquèrent et lorsque l'adolescente voulut jeter ses papiers à la poubelle, elle vit une rose rouge, presque identique à celle qu'elle avait eu mystérieusement dans la soirée, à l'intérieure d'une petite ruelle. Elle s'y aventura et y découvrit au fur et à mesure plusieurs roses comme pour lui indiquer le chemin. Elle grimpa un escalier minuscule et typique dans ce pays et se retrouva sur un toit immensément haut d'où elle pouvait apercevoir une grande partie de la ville. C'est alors qu'elle sentit une présence derrière elle. Elle se retourna et vit un jeune homme, le jeune homme... Elle resta médusée devant la beauté de l'adolescent. Des mèches brunes balayaient son visage et ses yeux brillaient de milliers de petites étoiles.

- Buongiorno, belle demoiselle.

Et en plus, il parlait français ! Se dit-elle.

- Bonjour. Comment tu t'appelles ?
- Kylian et toi ?
- Daphné. Tu parles français ?
- Enchanté Daphné. Je suis à moitié Français, à moitié Italien. Et heureusement, sinon, je n'aurais pas eu le bonheur immense de te parler.
- C'est de toi les roses ?
- Oui, elles te plaisent ?
- Oui, beaucoup mais comment ?
- Comment ais-je fais pour te retrouver ? C'est simple, c'est mon oncle qui tient l'hôtel où tu dors alors je peux y aller quand je veux. Tu est vraiment plus belle de près tu sais ?
- Ha bon ? Merci, c'est gentil mais à combien de filles as-tu fais ce numéro si romantique ?
- Aucune, tu es la première et j'espère la dernière. Viens avec moi, je vais te faire visiter Rome par les toits.
- Quoi ? Heu je n'suis pas sûre que...
- Viens, n'ai pas peur, je te ramènerais saine et sauve, plaisanta l'adolescent.

Kylian lui tendit alors sa main et elle mit la sienne à l'intérieur. Il la referma doucement et l'entraîna vers lui. Ils passèrent l'après-midi ensemble. Ils firent connaissance et Daphné s'aperçut qu'il n'était pas aussi beau parleur et séducteur qu'elle ne l'avait imaginé. En passant d'un toit à un autre, une vraie complicité naquît entre eux. Puis, par l'indication faite pas sms de Natacha, ils revinrent près d'un parc où se tenaient les élèves de son lycée.
Daphné ne voulait pas quitter ce si beau jeune homme mais elle y était contrainte. Ils se retrouvèrent face à face. Elle n'avait pas la force de le regarder dans les yeux de peur qu'elle succombe à ce visage enchanteresse, c'est alors, de sa main douce et légèrement bronzé, Kylian lui souleva la tête avec une extrême douceur pour l'obliger, d'une certaine manière, à le regarder dans le plus profond de ses yeux. Il lui fit alors un léger bisou sur le front en disant :

- Faits de beaux rêves, bella...
- Quand est ce que je pourrais revoir ton si beau visage ? Demanda Daphné.
- La vie est pleine de surprise. Mais ne t'inquiètes pas, tu me reverra bien assez tôt et même si tu ne me vois pas, cela ne veut pas dire que je te vois pas non plus.

C'est ainsi qu'ils se séparèrent, leur c½ur remplit d'émotions et de palpitations nouvelles. Daphné repartit avec son lycée à l'hôtel en racontant son après-midi paradisiaque à sa meilleure amie. Mais elle dut aussi expliquer où ce qu'elle était à Timéo qui s'était inquiété comme jamais. Ce dernier ne faisait pas beaucoup confiance à ce Kylian, il avait tellement paniqué pendant l'après-midi en essayant de ne pas le faire voir, qu'il éprouvait même une certaine colère contre ce jeune homme des toits et des roses.
Le soir même, tous les élèvent eurent quartier libre dans Venise, alors les quatre adolescents décidèrent de partir le long des Canaux de la ville la plus romantique du monde. Natacha et Romain étaient aux anges et Daphné avait ses pensées emprisonnées par le visage de Kylian ce qui rendait Timéo un peu seul, essayant de parler à sa petite s½ur mais ses réponses ne lui satisfaisait guère. La nuit commençait à naître doucement et les lumières scintillantes s'élevèrent pour la plus grande joie des couples sur les gondoles. Les deux amoureux partirent de leur coté en s'excusant mais en faisant comprendre à leurs amis qu'ils ne revivraient jamais ça dans leur vie et Timéo, voyant Daphné assise sur les murs qui encadraient ces fameux Canaux, parti non loin avec ses amis.
La jeune femme, rêvant toujours en respirant la rose dans sa main, sursauta soudain. Kylian était derrière elle et lui avait fait un baiser sur la joue. Ils étaient heureux de se revoir et cela se voyait sur leur visage souriant. Ils se prirent dans leurs bras et l'adolescent huma les cheveux de sa bien-aimée. Puis, doucement, il l'entraîna vers le bas des Canaux où se tenait une gondole qui les attendait. Elle fut très agréablement surprise. Il lui tendit sa main pour l'aider à monter dans le petit bateau et la rejoignit immédiatement. Il s'installa de manière à ce qu'elle puisse venir dans ses bras. Leurs deux petits c½urs battaient de plus en plus vite, ils étaient en train de vivre un moment romantique, magique, féerique. Soudain, il lui caressa la joue et fit pivoter délicatement son visage vers lui avant d'y déposer un baiser délicat sur les lèvres flamboyantes de l'adolescente. Elle se redressa pour être dans une position plus aisé afin d'embrasser celui qu'elle attendait depuis si longtemps.
Ils passèrent toute la soirée ainsi mais Daphné devait rentrer à son hôtel en même temps que les autres. Ils s'embrassèrent une dernière fois, l'abandonnant sur le Pont des Soupirs qui portait très bien son nom en cette occasion.
Daphné et Natacha se racontèrent leur soirée mouvementée en ne sachant pas que Kylian les entendait puisqu'il se tenait sur le balcon de la chambre des deux jeunes femmes. Il se sentit transporté par le récit de sa bien-aimée qu'il avait aimé dans un si court délai. Il poussait de longs soupirs car il voulait encore aller au près d'elle, la voir, la toucher, l'embrasser... De plus, elle lui avait dit qu'elle devait repartir dans quelques jours. C'est pourquoi il décida de partir vivre en France avec elle chez sa tante qui habitait elle aussi à Paris. Il lui annoncerait la bonne nouvelle dès le lendemain matin.
Il allait repartir de l'hôtel quand il fut surpris par Timéo qui l'observait depuis un petit moment et qui engagea immédiatement la conversation :

- Alors comme ça c'est toi le bel Italien qui fait chavirer le c½ur se Daphné ? C'est toi Kylian ?
- Oui, c'est moi Kylian et toi tu dois être Timéo, n'est ce pas ?
- Oui, répondit Timéo.
- Daphné m'a beaucoup parlé de toi, elle tient vraiment à toi tu sais ?
- Comme je tiens beaucoup à elle. Qu'est ce que tu fais avec elle là ?
- Comment ça qu'est ce que je fais ? Je l'aime ! Je sais que cela fait peu de temps que l'on se connaît mais jamais une fille ne m'a fait autant rêver. Elle est extraordinaire, merveilleuse, talentueuse, elle est...
- Oui, je sais... Ecoute, Daphné c'est comme ma p'tite s½ur, je l'aime, pas du même amour que toi mais je l'aime quand même et jamais je n'accepterais que quelqu'un la fasse souffrir. Donc si jamais toi, tu lui fais endurer je ne sais quelles mésaventures, je te garantis que je serais là pour te régler ton compte.
- Ne t'inquiètes pas, j'ai même décidé d'aller vivre à Pairs, chez ma tante pour être à ses côtés et qu'elle ne souffre pas de notre séparation. Et jamais je ne pourrais lui faire du mal, je l'aime trop pour ça.
- D'accord mais je serais tout de même là.

Les deux garçons discutèrent un petit moment et s'en allèrent tous deux dans leur chambre.
La semaine se passa comme cela : l'Italie par ci, Kylian par là, et Daphné retrouva son sourire étincelant grâce à lui. De plus quand il lui a annoncé qu'il allait venir en France pour y vivre au près d'elle, elle devint indescriptible tellement elle était heureuse.

Tout le monde rentra à Paris et Daphné dut attendre quelque semaines avant d'y retrouver Kylian mais qu'est ce qu'étaient ces semaines quand on sait qu'ils ont fini leur vie ensemble ?


Miss Mag

# Posté le jeudi 28 février 2008 08:14

Modifié le lundi 07 avril 2008 12:51

Rose et Valentin

Rose et Valentin


Rose et Valentin

...............Elle arriva en courant et tout essoufflée à son cours de français. Elle s'excusa et sa prof l'accepta. Elle eu de la chance car en 2nde, les élèves n'ont pas le droit d'arriver en retard normalement. Elle alla s'asseoir en essayant de se calmer. Elsa et Lila, ses deux plus proches amies de sa classe lui demandèrent :

- Mais où étais-tu encore ?
- A l'hôpital, comme d'hab...
- Et alors ? Qu'est ce qu'ils t'on dit ?
- ... Rien, ils ne savent toujours pas pourquoi je ne peux plus danser...

Rose faisait de la danse classique mais depuis trois mois, elle ne pouvait plus en faire, elle avait des problèmes avec ses jambes qui l'empêchaient même parfois de marcher simplement. Elle était vraiment désemparée et se laissa aller petit à petit. Beaucoup ne comprenaient pas que la danse, c'était toute sa vie et que si on le lui enlevait, c'est comme si on lui enlevait une partie d'elle. Elsa lui prit sa main et reprit :

- Le prof de maths nous a rendu les contrôles ce matin.
- Et... ? J'ai combien ?

L'adolescente prit sa copie et elle vit sa note : 6/20. Puis elle dégagea sa main de celle de son amie.

- Rose... ça va ? Demanda Lila.
- ... oui, oui... Bon qu'est ce qu'on fait là ?
- Heu... prend ton livre page cent quarante-trois : contrôle.
- Mais, comment ça contrôle ?! S'exclama Rose.
- Il est prévu depuis deux semaines..., répondit Lila
- Et merde !

Rose prit une feuille et essaya de faire de son mieux mais la plus grande partie de cette feuille resta blanche. La sonnerie retentit et tout le monde sortit dans le couloir. C'était l'heure du déjeuner mais elle ne partit pas en direction de la cantine et Valentin, un ami de sa classe qu'elle connaissait depuis peu de temps, s'en aperçut. Il devait aller à la cantine mais il changea d'avis et partit en direction de Rose. Il avait des sentiments pour elle, même si il savait qu'elle avait déjà un petit ami. Il la vit entrer dans un des bâtiments du lycée et la suivit. En arrivant dans le hall, il l'aperçut monter les escaliers presque en courant, ses cheveux bruns volant derrière elle. Il monta à son tour les escaliers et la rejoignit :

- Salut..., dit-il
- Salut.
- je peux m'asseoir ?
- Bien sûr Valentin !
- Merci, chuchota-t-il avec un petit sourire.

Le c½ur de Valentin battait de plus en plus fort. Ce n'était pas tous les jours qu'il pouvait se retrouver avec la fille qu'il aimait et seuls en plus. Car même si il étaient dans la même classe, il ne pouvait rien faire : il était timide mais il ne supportait pas d'entendre tous les ragots. Hé oui, même en seconde, beaucoup sont restés immatures.

- Tu ne vas pas manger ? Demanda-t-il.
- Non, j'n'ai pas le temps. Répondit-elle en sortant ses cours de son sac. Et toi ?
- Moi ? Bah heu non, j'n'ai pas très faim. Et puis, je vais aider une amie à qui je tiens beaucoup et pour qui je m'inquiète.

Une fois que Valentin eu finit sa phrase, Rose, très surprise, le regarda à peine une seconde et rebaissa ses yeux en disant :

- Merci...
- Je t'en pris, c'est normal. Bon alors, c'est en quoi qu'il faut que je t'aide ?
- Bah heu tout en faite. Répondit-elle en rigolant. Non mais là, c'est surtout pour les maths.
- OK. Bon aller, commençons. Donc tu vois f(x) : 4x + 3 et il faut que...

Il lui expliqua très bien et elle comprit à peu près tout. Ils rigolèrent et tout à coup ils se turent. Rose regarda au loin devant elle et posa sa tête sur l'épaule de Valentin. Ce dernier fut très surpris mais très agréablement surpris ! Il posa sa tête sur celle de la fille qu'il aimait et ferma ses yeux, profitant au maximum de ce court moment magique.
Cinq minutes avant la sonnerie, ils rangèrent leurs affaires et se levèrent. Rose le remercia encore une fois et Valentin la prit dans ses bras. Elle fut surprise mais elle reposa ses bras autour du coup de son ami. Puis il lui fit un bisou sur la joue. L'adolescente le regarda et voulu partir, c'était la première fois qu'il lui faisait un bisou et la situation commençait à devenir dangereuse. Elle s'affolait un petit peu et disait qu'ils devaient aller en cours. Elle se baissa pour prendre son sac et se releva en direction de l'escalier. Valentin lui prit le bras, la retourna face à lui et l'embrassa subitement. Rose ne fit aucune résistance, au contraire ! Elle lâcha son sac et prit le visage de Valentin entre ses mains. Ils détachèrent leurs lèvres doucement l'une de l'autre. L'adolescent était encore plus surpris par ce qu'il venait de faire qu'elle. Lui qui était si timide d'habitude !

- Je suis désolé, dit-il en reprenant ses esprits.
- Pourquoi ?! Ton baisé était si... parfait ! Cela fait longtemps que Lenny ne m'a pas embrassé comme ça. Merci. Merci beaucoup.

Dès qu'elle eu prononcée le prénom de son petit ami, c'était comme si un éclair avait foudroyé le garçon. Mais il s'aperçut que cela n'avait rien fait à celle qu'il venait d'embrasser. Il demanda :

- Lenny ! Cela ne te fait rien ?!
- De quoi ?
- C'est ton petit ami et on vient de s'embrasser.
- Ho tu sais, Lenny, en ce moment, c'est à peine si il s'occupe de moi...
- Tu es sérieuse ?
- Oui, pourquoi ?
- Je n'sais pas. T'avais l'air heureuse quand tu parlais d lui avant.
- « Avant », mais depuis peu, ça a changé.

Valentin ne savait plus vraiment quoi dire, il fut néanmoins sauvé par la sonnerie. Ils retournèrent en cours en ne disant rien à personne, en s'éloignant mais en se lançant toutefois des regards significatifs.
Le lendemain matin, Rose n'était pas venue à la première heure. Quand Valentin lui demanda pourquoi elle n'était pas venue, elle répondit, comme d'habitude qu'elle était à l'hôpital faire des dizaines d'examens. Elle passait sa vie à l'hôpital, manquant ainsi beaucoup de cours et ratait les contrôles qu'elle soit là ou pas. Ce matin là, ils ne s'étaient pas fait la bise, ils ne voulaient pas attirer l'attention. Le midi, Rose ne mangea toujours pas mais Valentin ne pouvait rien n'y faire : il avait été obligé de rentrer chez lui le midi. Et Elsa et Lila ne pouvaient pas la forcer à manger non plus.
L'après-midi, en cours de français, la prof demanda à Rose de venir au tableau. Rose se leva et commença à marcher. Arrivée au tableau, elle prit une craie dans sa main, essaya de leva son bras mais n'y arriva pas. Elle n'avait plus de forces. Elle ne vit plus rien, tout était noir et ça, elle savait ce que sa voulait dire. Elle s'évanouit devant le regard effaré de Valentin. Il se jeta sur elle, essayant par tous les moyens de la réveiller mais soudain, elle se mit à saigner du nez et petit peu de la bouche. Tout le monde était en panique. Elsa et Lila avaient décidé d'appeler Lenny sur son portable (il était dans un autre lycée). Quand il reçu l'appel d'Elsa, il quitta son cours sous les menaces de son prof qui ne comprenait pas ce qu'il lui prenait.
Rose ne se réveillait toujours pas. Elle s'était évanouie plusieurs fois déjà, mais ça n'avait jamais duré si longtemps. Valentin était en panique et se reprochait d'être impuissant face à cette situation, la seule chose qu'il avait pu faire c'est de la mettre en position PLS (Position Latéral de Sécurité) car après avoir vérifié, il s'était aperçut qu'elle était inconsciente. La prof de français appela les pompiers et ils arrivèrent à peine cinq minutes après. Valentin ne voulait pas lâcher la main de sa bien-aimée. Il partit donc dans le camion avec elle. Lenny, lui, arriva deux minutes après. Il parla à Elsa et Lila et parti en direction de l'hôpital en courant le plus vite possible. Il courut si vite qu'il arriva en même temps que le camion de pompier qui transportait sa petite amie.
Les portes s'ouvrirent et là, ce fut un déchirement pour lui quand il vit son amour, sa déesse, sa vie ! Couchée et inconsciente, et pourtant si belle. Mais c'est quand il vit un garçon lui tenant la main que le choc fut le plus dur. Les pompiers sortirent Rose du camion l'emmenant à l'intérieur de l'hôpital et ils demandèrent à Valentin de rester dans la salle d'attente. Ce fut très douloureux pour lui de laisser la fille qu'il aimait partir loin de lui mais il n'avait pas le choix. Lenny, lui, regarda toute la scène comme si il était absent. Puis il partit, à son tour, à l'intérieur de l'hôpital et dans la salle d'attente. Valentin le vit arriver. Ils se retrouvèrent tous les deux dans cette petite salle. Ils ne se quittaient pas du regard, se foudroyaient l'un l'autre. Puis Valentin décida à parler sur un ton pas vraiment agréable :

- Lenny je suppose ?
- Exact et toi ? T'es qui ?
- Valentin, le mec qui a soutenu ta petite amie pendant ces derniers temps et surtout quand elle s'est évanouie il y a à peine un quart d'heure.

Lenny senti un ton de reproche dans la voix de son adversaire mais il ne répondit rien alors Valentin reprit sur le même ton :

- Tu t'en fiches d'elle. Elle est extraordinaire mais elle n'en peut plus en ce moment ! Elle passe sa vie à l'hôpital ! Elle ne peut plus danser ! Elle est désemparée ! Elle foire tous ses contrôles, nos profs n'arrêtent pas de l'engueuler ! Et là, elle vient de s'évanouir ! Et tu sais pourquoi ?! Pas seulement à cause de tout ça mais aussi parce qu'elle ne mange plus pour essayer de rattraper ses cours. Elle maigrit à vu d'½il ! Mais toi, tu t'en fiche ! Tu ne fais pas attention à elle ! Alors que moi, je fais tout ce que je peux pour l'aider. Alors que moi, je la soutiens du mieux que je peux. Alors que moi, je l'aime...

Valentin cria contre Lenny et cela lui faisait du bien pourtant sa ne lui ressemblait pas. Jamais il ne s'énervait, jamais il ne criait mais là, il aurait fais n'importe quoi dans cette situation, il avait tellement peur pour sa bien-aimée. Lenny, lui, ne savait plus quoi faire. Valentin avait raison mais il ne voulait pas perdre Rose. Il se laissa tomber sur une chaise, le regard dans le vide. Valentin se calma et s'assit à son tour. Un médecin arriva, il se leva immédiatement :

- Comment va-t-elle ? Comment va Rose ?
- Rose est encore inconsciente mais elle n'est pas dans le coma.
- On peut la voire ? Demanda Valentin.
- Oui, venez.

Les deux garçons arrivèrent dans la chambre de leur bien-aimée. Lenny les regarda puis il alla près d'elle sans la toucher. Le médecin leur demanda.

- Vous êtes ses amis ou est ce qu'il y en a un qui est son petit ami ?

Aucun des deux ne répondit, ils se regardaient mais sans dire un mot.

- C'est... un peu compliqué en faite, répondit Valentin.
- Je vois, dit le médecin. Il me faut des renseignements sur elle. Ses parents ne répondent pas au téléphone.
- C'est normal, sa mère travaille beaucoup et son père s'en fiche d'elle, répondit Lenny.
- Oui et elle est souvent toute seul chez elle quand elle n'est pas à l'hôpital. Renchérit Valentin.
- Oui, j'ai vu dans son dossier qu'elle venait souvent ici depuis deux - trois mois. Elle a des problèmes pour marcher et elle ne peut plus danser c'est ça ?
- Oui, c'est bien cela.
- D'accord, je vais faire d'autres examens et essayer de trouver qu'elle est le médecin qui s'occupe d'elle ici.
- OK, merci docteur, avaient-ils dit tous les deux.

Deux jours passèrent. Rose était toujours inconsciente mais Valentin et Lenny restèrent au près d'elle et accueillaient les personnes qui venaient lui rendre visite. Puis au bout de deux jours, elle se réveilla enfin. Le visage de Valentin s'illumina et Lenny partit chercher les médecins. Ils arrivèrent :

- Bonjour Rose. Comment vous sentez vous ?
- J'ai très mal à la tête mais il faut que je parte. Ça fait combien de temps que je suis ici ?
- Deux jours mais vous ne pouvez pas partir aujourd'hui, vous êtes encore trop faible. Et il faut absolument sue vous mangiez.
- Rose, je t'en supplie. Dit Valentin. Tu vas te reposer et manger !
- Et on va te surveiller, renchérit Lenny.

Rose n'avait pas remarqué Lenny. Elle fut surprise, contente même mais surtout angoissée pour Valentin.

- Mademoiselle, reprit son autre médecin, je suis désolé mais... vous ne pourrez plus danser pendant trois mois encore.

Tous ceux qui étaient dans sa chambre la regardèrent. Elle ne dit pas un mot, elle avait le regard dans le vide et dit calmement :

- Sortez s'il vous plaît... sortez.

Les médecins et les infirmières sortirent mais Valentin et Lenny ne savaient pas ce que eux devaient faire. Ils la regardèrent et des larmes commencèrent à couler sur son si beau visage. Valentin s'avança et s'assit dans le lit de sa bien-aimée. Il la prit dans ses bras et embrassa ses cheveux avant de la serrer encore plus fort. Lenny s'approcha et regarda Rose dans ses yeux :

- Rose... je suis désolé pour le manque d'attention dont j'ai fais preuve envers toi. Et même si je t'aime, je pense que Valentin t'aime encore plus et qu'il sera bien mieux pour toi. Je suis sûr que tu pourras re-danser et que tu danseras encore mieux. J'ai confiance en toi. Bonne chance ma p'tite Rose. Je prendrais de tes nouvelles dans quelques jours.

Il s'approcha et l'embrassa sur le front avant de dire à Valentin :

- Prends-en bien soin. Mieux que moi en tous cas...

Et il partit en les regardant tous les deux à travers la fenêtre.
Dans les semaines et les mois qui suivirent, Rose reprit des forces, elle fit plein de séances de kiné et son moral s'améliora car valentin et elle vivaient une histoire d'amour incroyable. Au bout de deux mois au lieu de trois, elle put danser. Valentin venait à tous ses cours de danse et il était vraiment heureux de la voir sourire, de la voir sur pointes, de la voir danser tout simplement.

Rose reprit une vie à peu près normale, retournait en cours tous les jours et surtout, elle et Valentin se dévoilaient au grand jour. Ils étaient heureux de pouvoir exposer leur bonheur qui dura toute leur vie...

Miss Mag

# Posté le lundi 04 février 2008 13:14

Modifié le lundi 07 avril 2008 12:35

Wendy et Angel

Wendy et Angel


Wendy et Angel


SANNA Nolan

Né le 16 Avril 1990 – Décédé le 24 Octobre 2005

15 ans

...................Voici ce qu'était écrit sur la tombe que Wendy, une adolescente de dix-sept ans, venait regarder tous les jours depuis deux ans... Tous les jours, elle prenait le chemin du cimetière et venait pleurer devant cette tombe. Beaucoup de ses amis avaient abandonnés l'idée de l'en empêcher, tous en fait. Tous sauf un. Un garçon qu'elle connaissait depuis sept ans mais qui n'étais pas dans sa classe cette année. Un simple ami enfin, c'est ce qu'elle croyait. Car en effet, tous les jours, ce garçon la suivait donc tous les jours, il allait au cimetière mais il faisait tout pour qu'elle ne le remarque pas. Il ne voulait pas qu'elle s'imagine qu'il la protégeait. « Protégeait » car, pour lui, c'était de la protection et non de la surveillance.
Mais un jour, il voulu s'approcher. Même si il la voyait souvent, il ne pouvait pas se lasser de ce si beau visage. Il se cacha derrière une tombe près de Wendy. Cette dernière senti sa présence mais elle ne fit rien sur le moment. Après avoir séché ses larmes, elle porta ses doigts à sa bouche et les posa, une dernière fois pour aujourd'hui, sur la tombe de Nolan. Elle se releva et le jeune garçon fut extrêmement choqué : elle paraissait paisible, libérée... elle eut mit même une petite pointe d'humour quand elle s'adressa à lui :

- Toi aussi, tu viens ici pour rendre visite à quelqu'un ?

« Rendre visite », ce terme l'avait encore plus choqué. Pour elle, c'était normal d'employer ce terme, pour elle, tous les jours, elle allait rendre visite à son défunt amour. Il n'arrivait plus à parler, il ne savait pas quoi dire : lui avouer la vérité ? Jamais il ne pourrait et lui mentir ? Hors de question !

- Heu... Je... Je... voulais te parler, avait-il enfin réussi à prononcer.
- Oui, qu'est ce qui se passe Angel ?

Elle paraissait si calme. On aurait dit que toutes ses émotions avaient été absorbées par la tombe de Nolan. Elle paraissait vide... ce qui tétanisait encore plus Angel, surtout qu'il ne savait pas quoi inventer, il n'avait pas le choix, il devait lui mentir.

- Heu... hé bien heu..., reprit-il. Je... je venais te demander si tu voulais bien venir chez moi demain après-midi pour... m'aider pour la philo. Je crois que tu fais le même cours que moi en ce moment.
- Y'a pas d'soucis, mais pourquoi tu ne me l'a pas demander ce matin ? Car du lycée à ici, ça fait loin.
- Ho mais ce n'est pas grave, ça ne m'a pas dérangé, t'inquiètes pas. Mais heu... toi, ça t'embête que je vienne ici ?
- Pas du tout. Tiens d'ailleurs, je voudrais te présenter Nolan.

A ce moment là, il crût qu'il était en train de rêver : elle allait le présenter à un mort !

- Nolan, mon c½ur, je te présente Angel, un ami à qui je tiens beaucoup, mon meilleur ami même. Angel, je te présente Nolan, mon amour...

Angel était très content pour le compliment mais aussi extrêmement malheureux pour le « mon amour ». Elle l'aimait encore ! Depuis deux ans, elle était amoureuse d'un mort ! Il ne savait pas vraiment comment se comporter face à cette tombe, recouverte de roses noires. Il fit un demi-sourire et regarda Wendy.

- Je comprends, dit-elle enfin. Je comprends que c'est dur de parler à une tombe pour vous. Bon aller, il faut qu'on y aille, au revoir mon c½ur, à demain.

Wendy et Angel sortirent du cimetière et commencèrent la route ensemble. L'adolescent avait du mal à parler surtout qu'il ne savait pas vraiment quel sujet aborder. Ils parlèrent que des cours mais y il avait une sorte de froid entre eux dont Wendy ne se rendait pas compte. Arrivés chez elle, l'adolescente le remercia et lui fit un bisou sur la joue. Elle le regarda, lui souri et rentra chez elle. Jamais il n'avait rougi comme ça ! Angel resta cinq longues minutes à rester planté là, devant la maison de son amie, le regard dans le vide et le sourire jusqu'aux oreilles. Puis il rentra, à son tour chez lui, à deux maisons de chez elle. En entrant dans sa chambre, on aurait dit qu'il était complètement drogué mais en fait, il était en panique. Il fallait qu'il range sa chambre : pas question de recevoir Wendy, la fille la plus magnifique au monde, dans ce taudis ! Il fallait aussi qu'il prépare le cours de philo, qu'il se débrouille pour que son petit frère de six ans ne vienne les déranger, donc, qu'il l'emmène chez sa tante juste après les cours, qu'il... Il paniquait ! Il y avait trop de choses à faire ! Trop de choses à préparer ! De plus, il fallait qu'il fasse ses devoirs pour demain et qu'il fasse à manger pour son petit frère et sa petite s½ur de neuf mois, ses parents étant invités à dîner.
Il se coucha vers minuit mais il n'arrivait pas à dormir malgré la fatigue le terrassait. Il pensait trop à Wendy. Jamais une fille ne lui avait fait autant d'effets. Même si elle paraissait un peu folle, elle était, il en était sûr, une fille extraordinaire, remplie de qualités ! Il s'endormit finalement vers deux heures du matin, ses rêves emprisonnés par le visage de Wendy.
De son coté, la jeune femme s'aperçut qu'Angel lui avait fait beaucoup plus d'effets qu'elle ne voulait bien l'avouer... elle repensa à ce baisé qu'elle lui avait fait inconsciemment. Puis, une grande vague de culpabilité l'envahit tout à coup : Nolan ! Qu'allait-il penser ? Qu'elle l'avait déjà oublié ? Qu'elle ne l'aimait plus ?... Cette nuit là, elle dormit très mal mais elle ne voulait pas abandonner Angel pour son devoir.
Le lendemain midi (c'était un jeudi où ils n'avaient pas cours tous les deux l'après-midi), Angel attendit Wendy devant le lycée avec une boule à l'estomac. Quand elle sortit, elle se dirigea tout de suite vers lui et elle lui fit tout de même la bise malgré ce souffle de culpabilité. Puis l'adolescent remarqua une rose noire dans la main de son amie :

- C'est pour quoi faire cette rose ? Demanda-t-il.
- Pour Nolan. Je vais aller au cimetière quand on aura fini.
- On peut y aller maintenant si tu veux.
- T u veux venir ? S'étonna-t-elle.
- Oui, pourquoi ? Tu ne veux pas ?
- Si, si... Bon aller, on se dépêche.

Angel avait l'impression qu'elle avait changée depuis hier soir et même par rapport aux autres jours.
Arrivés au cimetière, et devant la tombe de Nolan, Wendy déposa la rose noire comme à son habitude et resta quelques minutes à regarder l'ensemble. Ce jour là, elle ne pleura pas. Elle ressentait une sorte de blocage, d'ailleurs, ils repartirent au bout de dix minutes à peine.
Revenu chez Angel, l'adolescente stressait de plus en plus sans savoir pourquoi. Il l'aida à enlever son manteau et sa veste puis ils s'assirent devant son bureau. Ils travaillèrent pendant trois heures lorsque les pleurs de la petite s½ur d'Angel attira Wendy vers la chambre de cette dernière. Le visage de la jeune femme s'illumina en prenant le bébé dans ses bras. Angel arriva à son tour dans la chambre et les regarda un petit moment. Son amie avait réussi à réconforter sa petite s½ur alors que, généralement, seuls lui et sa mère réussissait à la calmer.
Il s'approcha derrière elle et mis ses mains sur les épaules de son amie. Cette dernière fut très surprise mais à son grand étonnement, elle le laissa faire. Elle déposa le bébé qui s'était rendormi dans son lit, se tourna pour faire face à Angel... et l'embrassa ! Mais elle prit soudain conscience de ce qu'elle venait de faire et retira immédiatement ses lèvres de celle du beau jeune homme. Elle commença à paniquer. Que venait-elle de faire ?! Elle venait de tromper Nolan, tout simplement. Angel, lui, ne pouvait plus bouger un cil. Déjà qu'il est de nature impressionnable là, c'était pire que tout ! Wendy reprit ses esprits et parti dans la chambre de son ami pour récupérer son manteau avant de partir en courant vers la porte laissant ainsi l'adolescent seul, tout seul, avec toutes ces nouvelles émotions.
Quelques minutes passèrent et peu à peu, Angel reprit, à son tour, ses esprits. Il sortit de la chambre de sa petite s½ur et se dirigea vers la sienne. Et sur sa chaise, il vit la veste de la femme qui venait de l'embrasser, de la femme qu'il aimait. Il la prit délicatement, comme si il s'agissait d'une petite colombe blessée et la porta à son visage. Il s'imprégna de son odeur qui provenait du parfum de sa bien-aimée. Il la sentait encore et encore... pendant toute la soirée ainsi que toute la nuit... Il eu encore plus de mal à dormir que la nuit précédente.

...

- Est-ce que tu as vu Wendy ? Demanda Angel à son meilleur ami qui était dans la même classe que sa bien-aimée.
- Non, elle n'est pas venue en cours ce matin. Qu'est ce qui se passe ?
- Mais où est-elle ? Est-ce qu'elle est part... Ha heu rien, il ne se passe rien. Cet aprèm, tu diras à la prof d'histoire que je suis malade comme je sais que tu l'a juste avant moi.
- Mais pourquoi ? T'as l'air en forme. Qu'est ce que tu vas faire ? Où tu vas aller ?
- Je vais aller ou l'amour me guidera...
- Quoi ? Tu...
- Bon désolé, reprit Angel, mais je dois partir. A plus.
- Mais, heu... Angel !!!

Il eu beau crier son nom, Angel était déjà partit et ne s'était pas retourner une seule fois. Il couru sans cesse jusqu'à ce qu'il arrive devant la maison de Wendy. Il sonna mais personne ne répondit. Il sonnait encore, s'acharnant même sur la porte mais rien ne se passait, la porte ne s'ouvrit pas. Il failli partir mais il s'aperçut que la porte venait de s'ouvrir doucement. Il entra, pensant trouver sa bien-aimée derrière mais à sa grande surprise, il ne trouva personne. Il ferma la porte derrière lui et monta doucement l'escalier qui permettait d'accéder aux chambres. Il n'étai venu qu'une seule fois dans cette maison, il y a trois ans. Ses souvenirs étaient un peu vagues.
Son c½ur battait de plus en plus fort. Il monta les escaliers si solennellement qu'on aurait dit qu'il allait trouver le Graal là-haut. Arrivé devant la porte de la chambre de Wendy, il hésita complètement, il en tremblait presque. Il la poussa doucement et vit la femme la plus magnifique à ses yeux, regardant à travers la fenêtre. Cette dernière baissa les yeux et demanda :

- Angel, que fais tu là ?
- Je... heu, je... Pourquoi tu n'es pas venu en cours ce matin ?!
- Je n'étais pas vraiment en forme, répondit-elle très calmement.
- Wendy, je... Ecoute, je suis désolé mais... attend, ce n'est pas à moi de m'excuser. Bref, je suis venu te dire que j'ai adoré ce qui s'est passé hier et... je suis aussi venu te dire que... je t'aime. Je t'aime Wendy, plus que tout au monde. Et j'avoue que sa me dérange d'être jaloux d'un mort...

Wendy commença à avoir des larmes aux yeux. Elle se retourna et s'approcha d'Angel. Elle lui caressa le visage mais elle ne pouvait pas l'embrasser, une fore l'en empêchait.

- Ecoute, dit-elle, c'est moi qui suis désolée mais comprend moi, j'ai beaucoup de mal à faire le deuil de Nolan... même après deux ans.
- Je comprends.
- Et c'est pourquoi, je lui ai écrit une lettre et j'aimerai la lui lire.
- Tu veux aller au cimetière je suppose.
- Oui.
- Tu veux que je t'accompagne ?
- Oui, j'y tiens beaucoup même...
- OK, ha, au fait, je t'ai aussi ramené ta veste.
- Merci mon Ange, chuchota-t-elle.

Après cette douce conversation remplie d'émotions et de surprises, ils partirent, une fois de plus, en direction du cimetière. En arrivant devant la tombe de Nolan, Wendy stressait de plus en plus. Elle déposa une nouvelle rose noire et regarda le nom de Nolan inscrit en gras avant de commencer à lire sa lettre :

Mon cher et tendre Nolan,

.............Aujourd'hui, un homme, mon meilleur ami, Angel, m'a dit qu'il m'aimait. Ce n'est pas le premier depuis deux ans mais c'est le premier qui me fait autant d'effets, après toi, bien sûr. Ne t'inquiète pas, il est très gentil et il ne me fera pas de mal. Cela fait longtemps qu'il me protège si tu veux tout savoir.
Je n'ai jamais aimé quelqu'un d'autre comme je t'ai aimé et tu le sais, mais je crois, non, je suis sûre que je l'aime aussi. Je suis désolée mon amour... je pense que tu me comprends... et que tu m'approuves... enfin, je l'espère...
Peut-être que je viendrais de moins en moins. Mon Ange va m'aider à faire mon deuil. Il faut que je recommence à vivre normalement, enfin, si c'est possible.
N'oublie jamais, où que tu sois, que je t'aime et que je t'aimerais toute ma vie...

Ta chère et tendre Wendy qui t'aimera toujours...

Des larmes coulèrent sur le visage d'Angel. Cette lettre était si émouvante.... Wendy se retourna, son Ange la prit dans ses bras et la consola comme il pouvait.

Puis ils marchèrent doucement, main dans la main et sortirent du cimetière
amoureux et libérés...

Miss Mag

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 13:13

Modifié le lundi 07 avril 2008 12:31