Célia et Chris

Célia  et Chris
Suite...


................Je savais qu'il avait accepté pour me faire plaisir mais qu'au fond de lui il aurait nettement préféré rester seul avec moi au lieu de se retrouver aux cotés de tous mes amis qu'ils ne connaissaient pas.
Edouard vit nous ouvrir la porte, je lui fis la bise et je fis les présentations entre lui et mon petit ami. On entra et je guidai Chris dans l'immense maison de mon ami. On arriva dans le salon où mes autres copains étaient installés. Ils se levèrent en me voyant arriver et à tour de rôle, je leur ai dit bonjour et en présentant Chris. C'est alors que l'on arriva devant Grégory.

- Salut Greg, ça va ?
- Bien et toi ?
- Ça va. Je te présente Chris...
- Enchanté Chris. Alors c'est toi qui nous as prit notre petite Célia ?
- Comment ça « petite » ? Rappliquai-je en riant. Je te rappelle que j'aurais seize ans dans six jours !
- Oui, c'est vrai. Viens Chris, assieds-toi.
- Merci, dit-il en me regardant.

On commença à parler de tout et de rien : des vacances, du lycée, des cours de danse, de piano, d'équitation, de chant..., bref, toutes nos activités lorsque le sujet bascula sur les amours et bien sûr, les premiers regards se portèrent sur nous deux. Moi, je me contentai d'observer Jeanne, qui était assise au fond du canapé et qui ne parlait pas. Je savais très bien qu'elle ne vivait pas si bien cette rupture bien qu'elle dise le contraire. Mais je fus tiré de ma réflexion par Alix, une fille très gentille mais qui avait des vues sur Grégory.

- Alors comment sa se passe vous deux ? Demanda-t-elle.

Chris me regarda avec un sourire forcé et gêné. Il ne voulait pas vraiment parler mais il s'était quand même détendu à la suite de toutes les discussions qu'il y a eu au sein de notre petit groupe (petit groupe de douze personnes). Donc je décidai de prendre la parole et de répondre très simplement à cette question.

- Tout va très bien. Tu sais Alix, ça ne fait que trois jours donc on va voir comment évolue les choses mais pour l'instant c'est le bon...
- C'est le bonheur complet, me coupa Chris, un sourire aux lèvres, égal au mien.
- Mais c'est génial tout ça ! S'exclama Alix.
- Et toi tu habites où ? Demanda Timéo.
- J'habite à Saint-Denis...

Je percevais sa honte dans le ton de la réponse qu'il venait de fournir. C'est vrai qu'après tout, il étai le seul gars à venir du 93 alors que nous autres, nous habitons tous dans le quinzième ou dans le seizième arrondissement de Paris.

- Ne t'inquiète pas, reprit Timéo. On peut comprendre que ce n'est pas facile de venir comme ça ici, entouré de gens que tu ne connais pas mais sache que l'on s'en fiche d'où tu viens, ce qui compte, c'est que tu rendes heureuse notre Célia.
- Merci, c'est gentil à vous. Je vous avoue que je n'étais pas vraiment à l'aise mais ce que tu viens de me dire me touche vraiment, merci.

J'avais les larmes aux yeux. Je savais l'importance de l'amitié émanant de mes amis pour moi mais ce que venais d'exprimer Timéo pour Chris me fit chaud au c½ur et je sentis tout à coup une énorme vague de soulagement pour lui et pour moi. J'ai vraiment de la chance d'avoir des amis comme ça...


Ils étaient tous si gentils avec moi. Célia a vraiment des amis géniaux ! Et Grégory aussi est sympa, on parlé tous les deux et il sait que je suis au courant pour lui et Jeanne donc ça a facilité la communication entre nous deux. Bien sûr, on a discuté de Célia et il m'a expliqué deux-trois petites choses à son sujet que je devais savoir si je voulais que ça marche entre nous. Vers dix-sept heures, je suis rentré chez moi et j'ai immédiatement envoyé des sms à Célia. Elle me manque déjà ! C'est un truc de ouf ! Mais demain, on a rendez-vous chez elle. Je suis trop pressé de la revoir !
Et c'est avec la même bonne humeur de la veille que je me rendis chez elle. Elle m'ouvrit la porte, on s'embrassa et on partit dans le salon. Je n'ai jamais vu une maison aussi immense ! Même celle d'Edouard n'est pas aussi grande ! Il n'y avait personne chez elle. Elle m'offrit quelque chose à boire et on s'installa dans sa chambre. Sa chambre à la superficie de mon salon dans mon appart... Enfin bref, j'ai dis que je ne devais pas m'arrêter à ces quelques détails. On parla et on s'embrassa lorsque l'on entendit la porte de la maison s'ouvrir. Célia commença à paniquer. Elle ne me toucha plus jusqu'à ce que l'on frappe à la porte de sa chambre. Elle dit d'entrer et je vis un homme d'une quarantaine d'années pénétrant dans la chambre en me regardant d'un drôle d'air. C'était le père de Célia que j'avais vu au parc il y a quelques jours de cela. Je n'avais jamais vu la peur qu'éprouvait Célia à ce moment là, on aurait dit qu'elle avait fait quelque chose d'horrible. C'est alors que l'homme commença à dialoguer avec elle.

- Célia, peux-tu m'expliquer ce que fais ce jeune homme ici, et dans ta chambre.
- Je peux tout t'expliquer, c'est que en fait, il s'appelle Chris, tu l'as déjà rencontré l'autre fois au parc, tu te souviens ?

Il me regarda avec insistance de haut en bas et répondit :

- Oui, je me souviens mais ce n'est pas une raison. Que t'ai-je déjà répété des dizaines de fois au sujet des garçons dans ta chambre ?
- Que c'était interdit... mais père, tu ne comprends pas il n'est pas comme les autres. Chris est un garçon gentil et on ne faisait rien. D'ailleurs, Grégory et Edouard l'ont déjà vu.
- Ha bon ? Comment ça ?
- Hier, nous sommes allés chez Edouard. Il avait réunis tous la bande pour l'après-midi et Chris été là aussi. Ils l'ont trouvés tous très gentil et ils se sont montré extrêmement sympathiques avec lui. Il l'aime bien tu sais...
- Dans quel arrondissement habitez-vous jeune homme ? Me demanda-t-il avec le regard le plus froid que je n'ai jamais vu.
- Aucun, avouais-je. J'habite à Saint-Denis...
- Vous n'habitez pas à Paris ?
- Non monsieur...
- Père ! Tu l'as dit toi-même l'autre fois quand on conversé, on ne choisi pas l'endroit de sa naissance ni les membres de sa famille.
- Bon écoute Célia, ton ami va rentrer chez lui et on va avoir une sérieuse discussion tous les deux.
- Mais...
- Il n'y a pas de mais ! Obéis.

Célia me regarda et elle me raccompagna jusqu'à la porte. Elle ne me fit même pas un baiser à la porte. Elle ferma cette dernière doucement en baissant les yeux. Je n'avais pas d'autres possibilités que celle de rentrer chez moi et de rester seul, de toute manière, je ne voulais voir personne, pas même Emeric...


- Non mais qu'est qui t'as pris de ramener ce garçon de banlieue ici ?! Me cria mon père.
- Père, je suis désolée, je ne sais pas quoi te dire à part que l'on ne faisait rien de déplacé et que Chris n'est pas un jeune qui s'associe aux bandes de jeunes de banlieues qui font des choses fortes déplaisantes pour la communauté.
- Ma fille, ma fille, ma fille... Tous les jeunes gens de sont âge sont pareils. Ils ne cherchent qu'une seule chose et plus ils sont gentils, plus il faut s'en méfier.
- S'il te plaît, laisse-moi au moins de parler d'avantage de lui, l'implorais-je.
- ... Bon très bien, vas-y, dis-moi tout ce que je dois savoir sur ce jeune homme.
- Donc, il s'appelle Chris, il a seize ans, il va passer en première L l'année prochaine. Tu as vu, c'est un littéraire, comme moi ! De plus, il fait de l'art. Il ne fait pas que de la peinture comme moi, non lui, il fait tout : dessin, peinture, pastel, fusain... et il m'a expliqué qu'il avait d'autres matériaux chez lui pour faire ses ½uvres. Il est bien... je t'assure. Et, pour te rassurer d'avantage, il ne m'a pas touché. Il n'ose pas, et de toute façon cela ne fait que quatre jours que nous avons entrepris notre relation, et je ne veux pas aller trop vite car je sais que c'est une perle rare malgré nos différences... quelques peu rémissibles.

Mon père ne disait rien et je ne savais pas ce que ce silence signifiait. Soudain, il ouvrit la bouche et la referma. Il poussa un soupir et me regarda avec ces yeux de père inquiets que beaucoup font lorsqu'ils s'aperçoivent que leur fille grandit et qu'ils doivent la laisser prendre leur envol sans pour autant ne pas toujours être derrière elle pour réparer les pots cassés. Alors, je repris la parole car je m'étais aperçue que j'avais oublié de dire une chose très importante :

- Et... enfin... tu as dû constater que je ne suis pas sortie avec un autre garçon depuis Charles, en quatrième.
- Oui, en effet.
- He bien, c'est parce que aucun des autres garçons ne m'intéressaient. Ni Edouard, ni Grégoire, ni personne pourtant beaucoup ont voulu de moi mais moi je ne voulais pas d'eux, c'était presque comme si les histoires de c½ur ne me concernaient plus. Mais depuis que j'ai posé les yeux sur Chris et depuis que l'on s'est parlé, j'ai tout de suite su que c'était lui dont j'avais besoin et que c'était avec lui que je voulais passer du temps et... peut-être que c'est avec lui que je fonderai ma vie en suivant votre exemple à toi et à Mère.
- Ecoute Célia, je veux bien te laisser sortir avec ce Chris mais tu dois me promettre, et solennellement, que tu feras attention quoi qu'il arrive et que tu me jure que ce garçon sera te défendre si jamais il y a le moindre problème.
- Je te le jure. Merci papa... merci de tout mon c½ur.

Il me prit dans ses bras puis il me regarda. Je discernai une larme qui coula lentement sur sa joue.

- Pourquoi tu pleurs ? Lui demandai-je.
- Tu m'as appelé « Papa » et cela faisait longtemps, je crois même que ce n'est jamais arrivé.
- Oui... On n'a pas l'habitude dans la famille, tu sais bien que grand-mère trouve que ce mot est d'un langage trop familier pour notre famille.
- Laisse ta grand-mère, qu'elle ne vienne pas gâcher ce moment, me dit-il en riant...


Cela faisait plus de trois heures que j'étais allongé sur mon lit, sans rien faire. Emeric m'appela et même si je ne voulais discuter avec personne, j'ai tout de même décroché.

- Salut ça va ? Me demanda-t-il.
- Mouais, on va dire ça comme ça.
- Bon écoute, Ma s½ur vient de me parler et elle m'a dit qu'elle en pinçait pour toi.
- Ha bon ?
- Ouais et elle voudrait savoir si tu voulais bien aller faire un tour avec elle pour parler et qu'elle te dise en face ce qu'elle ressent.
- Bah en fait, tu sais ce qui se passe avec Célia, donc...
- Ouais je sais mais tu m'as dit qu'il y avait quand même des petits problèmes. Au fait, comment ça s'est passé cet aprèm avec elle.
- Bah heu... j'ai pas trop envie d'en parler. Ecoute, tu dis à ta s½ur que je l'aime bien mais que je suis déjà pris. Ok ?
- Bon ok. T'es sûr hein ?
- ... Oui, je suis sûr... Désolé mon vieux, je dois te laisser salut.
- Ok, à plus.

Si je m'attendais à ça ! Bon c'est vrai qu'elle est pas mal sa s½ur mais j'aime Célia et quoi qu'il arrive, je l'aimerai toujours.
Ma mère rentra du travail et elle vint me dire bonjour en me demandant ce que j'avais fait de la journée. Je suis assez proche de ma mère alors je lui raconte mes problèmes de c½ur sans problèmes. Elle m'écouta attentivement et elle me dit de l'appeler. Après mûre réflexion, je suivis son conseil et je pris le téléphone.
Première sonnerie.
Deuxième sonnerie.
Troisième sonnerie.
Quatrième sonnerie.
J'étais prêt à raccrocher quand soudain une voix des plus enjouées répondit.

- Allô ?!
- Célia, c'est moi, Chris.
- Chris ! Je suis contente que tu m'ailles appelée. J'ai tout arrangé avec mon père. Je l'ai convaincu avec un discours des plus émotionnels. Je lui ai dit tout ce que je pensais de toi et après avoir réfléchit, il m'a donné son accord.
- C'est... génial ! J'suis trop content, si tu savais ma puce.
- Moi aussi et tu sais...
- Je t'aime ! Lui dis-je soudain.
- ... C'est vrai ?
- ... Oui, c'est vrai. Je t'aime Célia, sincèrement.
- Moi aussi je t'aime mon c½ur...

Je n'avais pas vraiment prévu de lui dire au téléphone mais je ne pouvais pas me retenir. Toutes les émotions de ces derniers jours devaient s'extirper de moi et je devais lui avouer ce que je ressentais pour elle. Peut-être, suis-je allé un peu trop vite mais je m'en fiche, il le fallait. Je l'aimais...



Après ces jours remplis en désarroi, nous nous sommes revus pratiquement tous les jours.
Célia rencontra Emeric et d'autres de mes amis ainsi que ma mère et mes frères. Tout le monde l'aima tout de suite et cela me rassura énormément.
Chris revit mes amis plusieurs fois et les choses s'améliorèrent au fur et à mesure avec mon père. Les vacances se finirent et les cours reprirent. En ce qui concerne Jeanne et Grégory, ils reprirent leur relation et elle fut des plus émouvantes (une dispute peut faire des miracles !). Mon anniversaire arriva et j'eus des cadeaux magnifiques mais le plus beau fut celui de Chris.
Je lui avais fait un portrait d'elle en noir et banc.
Et il était magnifique...
Comme toi...
On passa les deux années de lycée restantes ainsi, puis nous emménageâmes ensembles. Je fis une école d'art et lui, il poursuivit ses études littéraires pour devenir écrivain.
Nous avons eu trois enfants et notre vie fut des plus agréables...


Notre histoire peut confirmer que malgré des différences tels que l'argent, le niveau social, les distinctions de milieux par rapport au vocabulaire employé, nos amis et nos activités, nous avons pu fonder un foyer, une famille, une vie...



Miss Mag
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# Posté le lundi 16 février 2009 15:10

Célia et Chris

Célia et Chris

Célia et Chris


Suite...


....................Il m'a embrassé ! Lui ! Chris ! Il m'a embrassé... Jamais je n'aurai cru qu'il puisse faire ça mais je remercie tout de même les Dieux pour lui en avoir donné la force et le courage car sinon, je n'aurais jamais su ce qu'était un baiser parfait, non, jamais...
Et lorsqu'il a enlevé ses lèvres des miennes, il a commencé à parler, je ne saurais dire ce qu'il à dit car je ne voulais qu'une chose : qu'il continue ce qu'il avait commencé ! Alors j'ai posé mon doigt sur sa bouche et je l'ai embrassé à mon tour et là ! Ho mon Dieu ! Il m'a renversé dans l'herbe verte du Printemps et, tout en m'embrassant, il a passé sa main dans mes cheveux... C'était un rêve, j'étais en train de vivre un rêve mais un rêve éveillé...
Puis, après plusieurs baisers intenses, nous nous sommes regardés longuement puis, nous avons commencé à nous parler, de voix très douces :

- Tu es magnifique, me dit-il.
- Merci... Et toi, tu embrasse à merveille...
- Ha bon ? Dit-il en soufflant un petit rire.
- Oui, à merveille. Chris, je sais que je ne devrais pas me dévoiler aussi vite, mais sache qu'aucun homme ne m'a fait autant d'effets avant toi.
- Avec tous les prétendants que tu as ?
- Justement, ce sont des prétendants. Je ne leur avais rien demandé.
- Mais à moi non plus, tu ne m'a rien demandé, me fit-il remarquer.
- Tu ne sais pas à quel point, j'ai prié en silence pour que tu fasses ce que tu as fait.
- Et je n'aurai jamais cru un jour pouvoir faire ça !
- Je sais, dis-je en souriant.

Nous restâmes quelques heures dans le parc, en marchant et nous embrassant. Nous pouvions même rester pendant plusieurs à nous regarder. On ne s'en lassait pas et c'était génial ! Même si je pense que tout cela est allé un peu trop vite...


Bon, c'est allé un peu vite, je le conçois mais c'est trop bien ! Et au risque de me répéter, elle est trop belle ! On a passé une superbe après-midi dans ce parc à s'embrasser. Et pendant que j'étais assis par terre et qu'elle avait posé sa tête sur mon ventre, je lui pris discrètement son portable pour lui piqué son numéro.
Mais on a dû repartir. Ses parents sont venus la chercher, je leur ai dit bonjour et j'ai di au revoir à Célia mais pas de la manière que j'aurai voulu. Je savais que cela pouvais créer des problèmes, alors je lui ai juste dit au revoir oralement. Et honnêtement, je ne sais pas du tout comment elle la prit. Mais en voyant la tête de son père, j'ai préféré ne rien tenter.
Je pensai rentrer chez moi, dans ma banlieue mal accueillante, quand je décidai d'aller voir mon meilleur pote, Emeric, qui habite dans une petite maison pas très loin de chez moi.
Je sonnai chez lui et il vint m'ouvrir la porte, on se serra la main, je dis bonjour à sa petite s½ur (enfin pas si petite que ça, elle va bientôt avoir quinze ans) et je montai dans la chambre d'Emeric. On s'est assis dans son lit et on commencé à jouer à sa PlayStation 3. Et c'est alors qu'il me demanda :

- Et alors comment ça s'est passé ?
- Je l'ai embrassé...
- Pas mal, dis donc, t'es un rapide sur ce coup là toi, elle doit vraiment être belle.
- Ouais, avouai-je à moitié, mais ce n'est pas qu'en rapport avec sa beauté. Je n'sais pas comment t'expliquer mais elle a un truc cette fille ! C'est vrai qu'elle est belle et riche mais ce n'est pas le plus important à mes yeux.
- Et tu la revois quand ?
- Je n'sais pas, on n'a pas beaucoup parlé en fait, mais je lui ai pris son num de portable sans qu'elle en s'aperçoive, j'vais lui faire une petite surprise, sa devrait l'faire.
- Ouais, bon aller concentre-toi un peu là, je suis en train de te battre, c'est même trop facile ! Plaisanta-t-il.

Après deux heures à jouer, je suis rentré chez moi en regardant sans cesse mon portable avec le numéro de Célia inscrit. Je n'osais pas lui envoyer un message, toute ma confiance que j'avais eue cet aprèm redescendit d'un seul coup. Je ne savais même pas ce que je voulais. Est-ce qu'on sortait ensemble réellement ? Est-ce que je devais l'appeler « mon c½ur » ou bien « ma princesse », pfff, ça fait gamin. Ho la la mais qu'est ce qui m'a prit de l'embrasser, je croyais que c'était la chose la plus difficile mais en fait, c'est ce qui vient après, le plus pénible. Qu'est ce que je dois faire ? Célia, aide-moi...


Mes parents ma posèrent quelques questions sur Chris auxquels je répondis sans aucune gêne. Lorsque je suis rentré chez moi, j'ai passé la soirée dans ma chambre à penser à Chris quand soudain, Jeanne me revint en tête. Il fallait que je l'appelle très vite !

- Allô ?
- Salut Jeanne, c'est Célia. Ça va toujours depuis tout à l'heure ?
- Oui, et toi ?
- Très bien, j'ai passé l'après-midi au parc avec Chris et c'était génial, il m'a...
- Qui est Chris ? Me demanda-t-elle.

Je me souvins alors qu'elle n'était même pas au courant puisque l'on avait parlé que d'elle et de Grégory tout à l'heure.

- Ha oui, c'est vrai, tu n'es pas au courant toi. Chris c'est un garçon que j'ai rencontré hier. C'est un artiste, il fait de l'art et il écrit et...
- Heu attend, qui est courant à part moi ?
- Bah, heu... Greg...
- Pourquoi est-ce qu'il est déjà au courant et pas moi ? S'exclama-t-elle.
- Il le sait car il m'a écouté quand je lui en ai parlé et il n'a pas parlé que de lui et de toi si tu veux tout savoir !
- ...Parce que moi si ?
- Bah oui... voix-tu, tu ne me parles plus que de Greg ces derniers temps, on ne parle jamais d'autre chose à part de Grégory et de toi.
- Ha bon... ? Je suis désolée Célia, je n'en mettais pas rendu compte mais pourquoi tu ne m'as rien dit avant ?
- Car moi, à part mes prétendants, je n'avais rien d'exceptionnel à raconter et... tu étais heureuse avec Greg, reconnais-le.
- ...oui, peut-être...oui. Je suis vraiment désolée, excuse-moi.
- Ce n'est rien, ne t'inquiètes pas.
- Bon alors parle-moi de ce Chris ! Me dit-elle en riant.
- Donc, je disais que... il m'a embrassé !
- Non ? Sérieusement ? Mais c'est génial ! Mais heu... rappelle-moi quand est-ce que tu l'as rencontré ?
- Hier... oui, je sais c'est rapide.
- Bah un peu, mais ce n'est pas une raison pour que sa ne marche pas entre vous deux.
- Ouais, je sais pas trop, on verra mais moi, il me fait de l'effet, beaucoup d'effet, dis-je en souriant. Par contre, la gourde que je suis n'a pas son numéro de portable, ni son adresse msn.
- Ha oui, c'est embêtant. Vous ne vous êtes pas donné d'autre rendez-vous ?
- Haaa ! Non ! Non mais quelle idiote !
- Ne t'inquiète pas, tout va s'arranger, tu vas voir.
- Mouais..., bon ma chérie, je dois te laisser, bisous !
- D'accord, bisous !

Je raccrochai lorsque je vis que la nuit commençait doucement à tomber. J'ai pris ma douche et je suis allée dans mon lit pour lire un peu. Tout était calme, il n'y avait pas un bruit lorsque soudain, je me suis mise à sursauter en entendant mon portable vibrer contre ma table de nuit. (He oui, ça fait du bruit le vibreur !) Je le pris en main et je regardai qui m'avait envoyé un sms. Le numéro n'était pas dans mes contacts, je fonçai les sourcils et je commençai à lire. C'était Chris ! Mais comment ? Comment il a pu avoir mon numéro ? Je ne lui ai pas passé et nous n'avons aucun ami en commun. Mon c½ur se mit à tressauter et je relisais sans cesse le texto.
« Coucou Célia, c'est Chris, je voulais juste te souhaiter une bonne nuit, fais de beaux rêves, bisous »
Le pire c'est qu'il avait écrit en français et pas en langage « sms ». Il m'a souhaité une bonne nuit ! Houaaaaa. Bon, on se reprend et on lui répond :
« Je te remercie Chris, bonne nuit également (mais il va falloir que l'on parle toi et moi : comment t'as eu mon num ? Bon aller à demain, bisous »
Et voilà, notre merveilleuse histoire commençait merveilleusement bien et toutes mes craintes s'envolèrent d'un seul coup...


Lui envoyé un sms était une chose extrêmement difficile à faire pour moi. De plus qu'elle n'a pas répondu tout de suite ! J'étais complètement paniqué, d'un autre coté, ça ne change pas vraiment de l'habitude). Mais quand elle m'a répondu, j'ai senti mon être rempli d'un tel soulagement que je ne pouvais plus m'empêcher de sourire. Et j'ai même ris lorsqu'elle m'a dit que l'on devait parler au sujet de comment j'avais eu son numéro de portable. J'ai vraiment hâte d'être à demain et de pouvoir lui envoyer une tonne de sms. Et il faut absolument que je l'on se revoit d'ici sous-peu.
J'ai passé de long moment à penser à elle, à ses yeux, à ses lèvres, à elle tout simplement... Et je me suis endormi, aussi heureux et souriant qu'un enfant en train de rêver...
Je me suis réveillé sur les coups de neuf heures et dès le moment où j'ai ouvert les yeux, j'ai pensé à Célia. Elle me manque déjà ! Je voulais la voir, l'observer, l'admirer et la contempler pour que chaque détail de son corps et de son visage s'imprègnent en moi... Mais en redescendant sur terre, je me souvins que j'avais au moins son numéro et que je pouvais lui envoyé un texto rien que pour lui dire bonjour... Rien que cela me remplissait de joie.
« Salut, ça va ? Je voulais juste te dire bonjour et te souhaiter un bonne journée, bisous »
En attendant sa réponse, je m'habillais et je me préparais pour affronter une nouvelle journée de la vie. Et c'est alors que mon portable vibra. Je me suis jeté sur ce dernier et j'ai ouvert le sms.
« Coucou, je vais très bien, merci à toi aussi. Je suis désolée mais on ne pourra pas se voir aujourd'hui car il faut que j'aille voir Greg. Bisous, tu me manque déjà... »
« Tu me manque déjà... » !!! Comment faire pour ne pas avoir le c½ur qui tressaute à ce moment ?! Moi aussi elle me manque et à un point ! Même si je ne pouvais pas aller la voir ce n'était pas trop grave (même si j'en avais une énorme envie). Non, ce n'est pas grave, on verra ça pour demain. Je ne pouvais pas résister alors je lui envoyai un autre texto.
« Ce n'est pas grave, on se verra demain. Toi aussi tu me manques... bisous »

Puisque l'on était en pleine période de vacances, je pouvais faire tout ce que je voulais. Je m'apprêtai à sortir quand on sonna à ma porte ; c'était Emeric. Il était onze heures et demie et il faisait déjà chaud. Il m'attendait au bas des escaliers de mon immeuble et on commença à discuter.

- Salut.
- Salut, ça va ? Me demanda-t-il.
- Si tu savais à quel point !
- Oula, que s'est-il passé en une nuit ?
- J'ai envoyé un sms à Célia hier soir et elle m'a répondu et ce matin, elle m'a dit que je lui manquais, m'exclamais-je.
- Bah c'est cool. Et vous vous voyez quand alors ?
- Bah pas aujourd'hui car elle va voir Grégory, son meilleur ami.
- T'es pas jaloux ?
- De Greg ? Non, enfin un petit peu, dis-je en souriant. Surtout qu'il vient de casser avec sa copine qui est en fait la meilleure amie de Célia.
- Ha ok, me dit-il d'un ton ironique.
- Non, t'inquiète. Je pense qu'entre nous deux, ça devrait aller, on verra mais bon j'espère.
- OK, bon alors on fait quoi ? J'ai faim, ria-t-il.
- On va à Mc do et après on fait un foot avec les autres ?

Et c'est ainsi que l'on est parti mangé tous les deux et qu'après nous avons retrouvé nos autres amis pour faire un foot dans notre quartier quelque peu... insalubre. Mais je ne pouvais toujours pas m'empêcher d'envoyer des dizaines de texto à Célia...


Je rejoignais Grégory en début d'après-midi. Il m'avait lui aussi envoyé un sms hier soir en me demandant si on pouvait se voir aujourd'hui.
Il finissait son cour de piano lorsque j'arrivai dans la salle. Il jouait merveilleusement bien et je pouvais écouter ses mélodies autant de fois que je le voulais sans m'en lasser. Il avait des doigts si rapides que je n'arrêtais pas de lui dire que ces derniers dansaient sur le clavier.
Il dit au revoir à son professeur et vint vers moi. On se fit la bise et on parti dehors. En marchant dans la rue, je lui narrai tout ce qui s'était passé avec Chris dans la journée d'hier ainsi que les texto qu'il m'avait envoyé. Il souriait, il était content pour moi. Puis, une fois que j'eu fini de tout raconter, il me demanda :

- Tu as parlé à Jeanne ?
- Oui... pourquoi ?
- Vous avez parlé de moi je suppose, enfin après Chris bien sûr, se moqua-t-il.
- Voix-tu, commençais-je en essayant de rester sérieuse mais en riant tout de même, vous avez été les deux sujets principaux, comme tu peux t'en douter, mais en fait, on parlait de vous deux en même temps.
- Heu, tu m'expliques comment vous faites ?
- En fait, j'ai commencé à parler de Chris et comme elle n'était pas au courant et qu'elle à su que toi, par contre, tu étais déjà au courant, he bien, elle a commencé à s'énerver donc je lui ai dit ce que j'avais sur le c½ur depuis longtemps.
- C'est-à-dire ?
- Qu'en ce moment, on ne parlait pus que d'elle, d'elle et encore d'elle, avec beaucoup de toi aussi, dis-je en souriant.
- Et elle l'a prit comment ?
- Plutôt bien, elle s'est excusée et après, nous avons conversé au sujet de Chris.
- D'accord.
- Et toi, tu vas bien ? Voulus-je savoir.
- Oui, ne t'inquiète pas et puis n'oublie pas que je suis plus grand que toi, c'est à moi de te protéger. Me dit-il en posant sa main sur mon épaule et en me serrant contre lui.
- Tout le monde à toujours besoin d'un plus petit que sois.
- C'est vrai...

On a continué à discuter pendant plus de deux heures de tout et de rien, de lui et de moi, de Jeanne, et de Chris...
Et je souriais à chaque fois que mon portable vibrait car je savais que c'était Chris qui pensait à moi et qui me disait plein de choses gentilles...
Puis je lui en renvoyais un qui à dû faire son effet car la réponse à été plus que joyeuse.
« On peut se voir demain ? Tu me manque trop ! »
« Sans aucun problème ! Au parc ? J'ai trop hâte !!! Si tu savais !!! »
« Ok pour le parc, à demain mon C½ur »
« À demain mon Ange, passe une bonne nuit... »


- J'étais assis dans l'herbe et elle arriva derrière moi. Elle me prit dans ses bras et elle me fit un bisou sur la joue puis je la fis basculer pour la déposer devant moi et pour l'embrasser. Puis on s'arrêta et on se regarda et de son sourire le plus scintillant et de sa voix la plus mélodieuse, elle me dit :

Bonjour...
- Bonjour mon Ange...
- Tu as passé une bonne matinée ? Me demanda-t-elle.
- Très bonne mais elle aurait été meilleure en ta compagnie, lui dis-je avec le plus séducteur de mes sourire, avant de l'embrasser encore une fois. Tout c'est bien passé hier avec Grégory ?
- Oui, on a discuté de lui, de Jeanne, de moi et... et de toi.
- De moi ?
- Oui, ria-t-elle. Ha bah oui, Grégory est mon meilleur ami, il se doit de connaître toute ma vie.
- A ce point ? Bon ok, je ne m'inquiète pas alors. Et lui, il arrive à surmonter sa rupture ?
- Oui, sa va, c'est un grand garçon hein ?
- Les grands ont toujours besoins de plus petits qu'eux.
- C'est vrai, dit-elle en souriant et en m'expliquant que c'était ce qu'elle avait dit à Greg la veille.
- Bah tu vois, on est sur la même longueur d'ondes.

Et elle m'embrassa encore. Tout se passa très bien lorsque son portable se mit encore une fois à sonner. J'en ai marre de son portable ! J'ai tout de suite pensé à ses meilleurs amis mais non, cette fois c'était un autre gars qui lui disait de venir immédiatement chez lui. Elle m'expliqua ensuite que plusieurs de ses amis s'étaient retrouvés. Je pensais qu'elle allait encore m'abandonner mais ce qu'elle fit, fut tout le contraire : elle m'invita chez ce mec : Edouard. J'allais déjà voir tous ses amis, elle allait me présenter à tous ses amis ! Mais une boule commença à naître dans mon estomac. Le fait que l'on ne soit pas du même monde me remonta en une seconde dans mon cerveau et la crainte s'installa alors dans tout mon être. Mais j'acceptai tout de même, je voulais lui faire plaisir, j'étais prêt à accepter presque n'importe quoi pour elle et pour la rendre d'avantage heureuse. Elle m'afficha un sourire et on s'en alla pour le quinzième arrondissement...
On arriva devant la porte d'Edouard et, voyant que je paniquai sérieusement, elle me souffla à l'oreille « Ne t'inquiète pas, ils sont très gentils et la plupart savent déjà que je sors avec toi... ». Je n'ai pas eu le temps de lui demander comment pouvaient-ils être au courant aussi rapidement car elle rappliqua immédiatement en me disant « Oui, on parle beaucoup dans notre groupe et tout le monde est très vite mit au courant des moindres petites choses. On a besoin de parler et de s'exprimer entre nous et cela nous évite de recommencer chaque anecdotes ». Elle finit sa phrase en riant. Elle réussit néanmoins à me calmer un peu mais ma douleur au ventre ne s'estompait pas pour autant. Edouard vint nous ouvrir la porte et j'essayai de faire un sourire pas trop crispé...
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# Posté le lundi 12 janvier 2009 05:19

Célia et Chris

Célia et Chris
Suite...



..................Je venais juste de finir mon cour de danse classique lorsque Jeanne m'appela. Elle m'annonça à son tour qu'elle avait rompu avec Grégory. Cette fois ci, je savais quoi dire, mais cela n'avait servi à rien, elle ne m'en laissait pas en placer une entre les «... et tu ne te rends pas compte : il ne m'appelait jamais... » et les «... non mais comment j'ai pu rester avec un mec comme lui ? » ou les « ... et si tu savais ce qu'il m'a dit... ». Si, je le savais mais je ne pouvais pas lui dire, je ne pouvais pas lui dire car elle parlait quand même de mon meilleur ami que je connais depuis la crèche. Greg avait raison : rien n'allait être comme avant maintenant, tout allait changer. Jeanne m'avait déjà dit plusieurs fois que tout avait changé depuis qu'ils sortaient ensemble : ils n'étaient plus comme avant, on aurait dit qu'ils jouaient des rôles mais qu'ils trouvaient ça normal. Ils étaient moins complices, me répétaient-elles sans cesse, elle préférait lorsqu'ils étaient amis pour certaines choses, pour certaines situations, pour certaines discussions... Mais voilà, ils s'étaient dévoilés leur amour, au début tout allait bien, c'était l'amour fou, j'étais vraiment contente pour eux et pourtant, je constatais également qu'ils regrettaient quelques fois... Et aujourd'hui, tout est fini, ils ne veulent plus se parler et moi, je vais me retrouver entre les deux... Tout va changer pour moi aussi...

- Célia, tu m'écoutes ?
- Oui, oui, lui répondis-je en reprenant mes esprits.
- Ha la la, si tu savais, si tu savais...
- Bon écoute Jeanne, je suis vraiment désolée mais je dois aller au parc excuse-moi vraiment mais là, je dois y aller. Bisous, je te rappelle ce soir, promis !
- Quoi ? Tu me plantes pour aller au par...

Jeanne n'eut pas le temps de finir sa phrase, j'avais déjà raccroché et j'étais déjà partie de mon pavillon en direction du parc situé à la limite de la capitale et des banlieues. Je marchais de plus en plus vite, je courrais même, je ne voulais surtout pas le rater... Je voulais tellement le revoir. Admirer ses yeux, sa bouche, son visage, son corps... Oula, il faut que je me calme Célia ! Mais après tout, qui peut percevoir mes pensées ? Je suis une femme non ? J'ai le droit de penser aux choses les plus...


Non mais quel idiot ! J'ai dormi au point de rater le déjeuner ! Il est déjà quinze heures et je ne suis même pas habillé ! Bon, on se calme. Hop, je prends le premier tee-shirt que je vois avec mon jean d'hier : c'est parfait. Deux coups de peigne, un peu de parfum et hop hop hop, on y va. Ha non ! J'allais oublier : mon cahier.
Sur mon cahier que j'ai depuis plus d'un an, j'écris toutes mes idées, mes textes, mes nouvelles, mes poèmes, bref, tout ce qui ma passe par la tête. Et hier soir j'ai écris un petit quelque chose pour Célia mais je ne pense pas que je vais lui lire...
Une fois sortis de mon appart, je me suis mis à courir comme jamais je n'avais couru avant ! Je devais prendre le métro. Je ne voulais pas être en retard, je ne voulais pas la rater. Ce qui allait ce produire si je continuais les bourdes comme celle de ce matin !
J'arrivais à la hauteur du portail et je courais de plus en plus vite. Soudain, je la vis. De loin, certes mais j'en étais sûr, c'était elle : ses long cheveux bruns tombaient jusqu'à ses reins malgré quelques coups de vents et elle portait une petite robe blanche avec un châle bleu clair, accompagné de petites chaussures d'été, noyées dans l'herbe. Elle avait l'air de me chercher, du moins, je l'espérais. J'arrivai avec délicatesse derrière elle et m'arrêtai à quelques centimètres d'elle. C'est alors qu'elle se retourna et je vis ses yeux bleus qui m'avaient tant manqué. Elle me lança un sourire et je me senti osciller devant ces dents et ces lèvres très... sensuelles... Puis elle regarda dans la poche de mon jean.

- Tu la gardé avec toi ?
- ... de quoi tu parles ? Lui demandais-je.
- Du crayon, me dit-elle en souriant d'avantage.
- Ha ! Heu oui. Au fait, tes parents son venus me parler hier quand tu es partie.
- Oui, je sais, mon père est venu me voir pour me demander quel était ce jeune homme avec qui j'avais échangé quelques mots...
- Ha... et tu lui as dit quoi ?
- Que tu étais un artiste qui avait eu besoin de mon crayon.
- ... d'accord..., lui dis-je en rougissant un peu... beaucoup. Et ton problème avec ton ami, il s'est arrangé ?
- Oui, enfin, non. Ça te dit de venir t'asseoir près du saule pleureur ?
- Oui, bien sûr.

On se dirigeait vers l'arbre quand son portable sonna encore une fois.
Ha non, pas encore ! Vous ne pouvez pas vous passez d'elle ou quoi ? Je veux juste être avec elle pendant quelques instants, quelques minutes, quelques heures... Elle raccrocha, un peu énervée visiblement mais elle reprit son sourire en reposant son regard sur moi.

- Non, ne t'inquiètes pas, je ne partirai pas cette fois-ci. C'était Jeanne, ma meilleure amie. Elle et Grégory, mon autre meilleur ami, viennent de rompre hier et c'est d'ailleurs pour cela que Greg m'a appelé et que j'ai dû partir précipitamment.
- Ha oui, je comprends quand tu dis que ce n'est pas près d'être réglé comme histoire. Tu vas te retrouver entre les deux maintenant.
- Exactement ! Et je n'ai pas envie d'assumer ce rôle, j'en ai marre de m'occuper de tout le monde. je veux juste passer du temps avec un jeune garçon, enfin plus vieux que moi, plaisanta-t-elle, pour qu'il me raconte tout...
- Merci ! La coupais-je en pleine phrase.
- Merci pour quoi ?
- Pour mon portrait... tu peins peint très bien tu sais ?
- Oui je sais, non sérieusement, ce n'est rien, j'ai fais ça en deux temps, trois mouvements, il doit y avoir plein de chose qui ne vont pas et...
- Et moi, je le trouve superbe d'accord ? D'ailleurs c'est à moi de décider s'il vaut vingt milles euros non ?

Elle souriait, j'avais réussir à la faire rire sans me mettre la honte en tombant ou en cassant quelque chose. Elle souriait, j'avais réussi quelque chose, c'est un bon début...


J'avais senti sa présence derrière moi. Je me suis retournée et je l'ai vu. Il était là, devant moi. Il me regardait, je le regardais. Nos yeux verts et bleus étaient en parfaites harmonie. Je lui ai souri et on a commencé à parler du crayon. Je lui ai proposé d'aller s'asseoir près de notre arbre et mon portable a sonné : c'était Jeanne. J'ai vu la panique dans les yeux de Chris. Mais peut être a-t-il vu que moi-même j'étais un peu énervée par cet appel. Une fois avoir raccroché, je lui ai expliqué l'histoire entre Gregory, Jeanne et moi. Il a tout de suite compris ce qui se passait, il a tout de suite compris quels seraient les problèmes. Il est incroyablement compréhensible et très perspicace ! Puis soudain, il m'a fait une grande surprise, simple pourtant, mais très belle. Il m'a remercié pour son portrait et il m'a dit que je peignais très bien. Tout le monde me dis ça mais je ne sais pas pourquoi, je sentais que de lui, c'était sincère, vraiment sincère et j'ai vu dans l'intonation de sa voix que ce présent l'avait vraiment touché. Il a fait une blague sur le prix de la peinture et on a rit. Je me sentais bien avec lui. Même si on ne se connaissait pratiquement pas, je ne ressentais aucune peur, ni aucune appréhension. Je restais simple, enfin, le plus que je pouvais... Mais Chris me rassurait et pour rien au monde, je ne serais partie, je ne voulais pas l'abandonné comme hier.
On a commencé à faire connaissance, à parler de la famille : il a deux frères, un plus grand et un plus petit. Je lui ai dis qu'il avait de la chance car moi, je suis fille unique mais il a répliqué en disant que j'avais tout ce que je voulais. C'est vrai que sur ce sujet là, il n'avait pas tord, j'ai tout ce que je veux et de plus, je le reconnais, en étant riche, la vie est bien plus facile. Puis nous sommes partis sur les cours : nous sommes tous les deux en seconde et normalement, on passe tous les deux en première L. C'est à ce moment là que j'ai vu un cahier qu'il tenait fermement depuis tout à l'heure.

- Qu'il y a-t-il dans ton cahier ? Lui demandais-je.
- Ho... heu... un peut de tout. J'écris tout ce qui me passe par la tête, toutes mes idées, toutes mes pensées...
- Et pourquoi la-tu pris aujourd'hui ?
- J'ai... j'ai écris quelque chose dedans et je voulais... te le... lire, mais...
- Mais ?
- Sa va être dur.
- Mais non, vas-y, dis-moi c'est quoi pour commencer.
- C'est un poème...
- ... un poème ? Dis-je de ma plus petite voix.
- Oui. Pour toi...
- ... bah, heu, aller ne me fais pas patienter plus longtemps, essayais-je de plaisanter.
- OK, bon bah j'y vais...


Je n'avais pas du tout prévu ça comme ça ! Je ne pensais pas lui lire aujourd'hui, j'avais écris ça vite fait hier soir (enfin, ce n'est pas tout à fait vrai : j'y ai passé une grande partie de ma nuit) et ce poème était vraiment une catastrophe ! Ho mon dieu, elle va se dire que comme auteur, je ne vaux pas grand-chose et donc, que je ne vaux pas grand-chose en tant qu'homme, enfin, en tant qu'adolescent... Mais je n'avais pas le choix, elle me l'avait demandé et mon être ne pouvait rien lui refuser alors encore moins mon c½ur. Je n'osais même plus la regarder, mes yeux restaient fixés sur mon cahier.
Soudain, elle posa sa main sur mon avant-bras et d'un geste rapide comme l'éclair, j'ai relevé ma tête et je l'ai regardé dans le plus profond de ses yeux, qui pourraient rendre jaloux l'océan Pacifique... Je ne serais comment l'expliquer, mais ce fut comme si elle m'envoyait une vague d'apaisement rien que par sa main aussi douce que la soie. C'est alors qu'un étonnement courage me prit. Je me suis redressé et j'ai ouvert mon cahier à la page du poème mais en vérité je n'en avais pas besoin, je le connaissais par c½ur tellement je l'avais lu et relu. Puis, au bout de quelques instants, ma bouche s'est ouverte et les sons en sont sortis...


Depuis le moment où tu es passée à coté de moi
Mon c½ur s'est mis à demandé pourquoi.
Pourquoi, immédiatement, je ne t'ai pas regardé ?
Pourquoi, soudainement, mon c½ur s'est mis à tambouriné ?
Tu avais la grâce d'un merveilleux paysage
Et la légèreté d'un mystérieux nuage
Soudain, j'ai eu un immense courage
Pour oser, en silence, t'adresser un message
Mais ma maladresse a tout fait s'envoler
Pourtant, ça ne t'as pas empêché de m'aider et de me dévoiler
On avait à peine commencé à parlé
Que ton portable a sonné et que tu t'es volatilisée
Je suis resté sans voix en voyant mon portrait
Et je ne pouvais plus cesser de penser à notre « après »
Je suis rentré chez moi, seul avec mon c½ur
Et tu ne peux pas imaginer à quel point, il est rempli de bonheur
Et même si je n'ai jamais eu aussi peur
Je crois quand même que j'ai rencontré mon âme-s½ur...


Je crois que mon c½ur (et c'est le cas de le dire) n'a jamais battu aussi fort, mes joues étaient plus rouges que mon sang, je sentais des gouttes de transpiration couler sur mon dos et mes mains pouvaient à peine tenir mon cahier tellement elles tremblaient. De plus, j'avais l'air encore plus ridicule car je n'avais pas baissé une seule fois les yeux, je le connaissais par c½ur le poème et elle a dû s'en apercevoir. Elle a dû comprendre que j'avais passé ma soirée à l'écrire, voir ma nuit toute entière. Bref, que je n'avais pas grand-chose à faire d'autre...


... Je ne pouvais plus parler. Des poèmes, on m'en avait écrit des dizaines mais aucun n'étaient si... vrai ! Au moins, j'étais sûre qu'il ne l'avait pas pris sur internet et qu'il me l'avait juste récité bêtement, non, il avait passé du temps dessus, d'ailleurs cela se voyait : il le connaissait par c½ur, il a dû le lire et le relire pour que tout soit parfait pour moi. Il y avait mis tout son c½ur et tout son talent. Jamais je n'avais réagi comme cela devant un garçon qui me faisait la cour, mais ne serait-ce pas parce que moi-même, je voulais bien sortir avec lui ? Si ! Mais c'est impossible, nous ne sommes pas dans les mêmes quartiers, même pas dans la même ville : il habite à Saint-Denis, dans le 93 et moi à Paris dans le quinzième arrondissement. On ne vit pas du tout dans le même monde. Et pourtant, il a l'air tout aussi intelligent que mes amis ou moi-même, il fait de l'art (détail important !) et il est bien plus beau que tous ceux qui ont voulu sortir avec moi.
Il faut absolument que j'en parle à Greg ou à Jeanne. Mais avant il faut que je réagisse un peu à ce qu'il vient de me dire. Non mais où ais-je la tête ? Il doit être en panique et moi, la seule chose à laquelle je pense, c'est qu'il n'est pas assez riche pour moi ! Non mais qu'elle idiote ! Bon, on se reprend et on le remercie.

- C'est... magnifique, vraiment
- Ho, tu parles, c'n'est pas grand-chose.
- Si. Et tu sais, des poèmes, on m'en a écrit des dizaines, lui dis-je, mais jamais personne ne m'avait écrit la vérité dedans. Ce n'est pas un « vulgaire » poème que beaucoup font. Non, tu as retranscrit ce qu'il s'est passé entre nous deux et je trouve ça merveilleux. Et j'ajouterais que tu es un garçon merveilleux...

Ma voix était de plus en plus inexistante. C'est à peine si j'osais parler et lui dire ce que je ressentais vraiment, car depuis longtemps, je ne m'exprimais que comme les autres le voulaient et je jouais un rôle, un rôle idiot et inutile.
Il ne parlait pas. Il me regardait mais ne disait pas un mot. Alors je me suis rapprochée de lui, je voulais lui faire un baiser pour le remercier mais au dernier moment, je me suis abstenue. Pour la première fois de ma vie, je me suis aperçue que je n'étais pas aussi forte et aussi sûre de moi que je le pansais... Alors je me suis mise à coté de lui et c'est à ce moment là que je n'ai pas très bien compris ce qu'il s'était passé mais ce fut un moment tellement magique et tellement romantique que je crois que je l'emporterai jusque dans ma tombe...


Un poids énorme s'envola de ma poitrine ! Elle avait l'air contente et satisfaite finalement. Et elle mit fit très bien comprendre que mon poème lui avait fait un grand effet. J'étais heureux, autant qu'elle je crois. C'est alors qu'un silence se fit maître et qu'elle s'approcha de moi. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis sûr qu'elle voulait me faire un bisou et je ne sais toujours pas pourquoi, mais elle s'est arrêtée en plein mouvement. Une déception comme je n'en avais jamais vécu jusqu'à maintenant me prit et c'est alors que c'est moi qui l'ai embrassé ! Moi ! Le même garçon qui n'avait pas confiance en lui, le même ado qui pensait que rien ne pouvait se passer entre elle et lui...
Un sentiment nouveau m'envahit tout à coup, un sentiment d'angoisse mélangé à celui du bonheur et de l'excitation, ce sentiment que tout le monde veut connaître au moins une fois dans sa vie, ce sentiment qui fait que tout devient différent, ce sentiment qui fait que tout devient merveilleux... ce sentiment appelé l'amour...
Je n'avais jamais senti mon être aussi sûr de lui, j'étais le même adolescent paniqué face à Célia et pourtant, je le voulais ! Je voulais ce qui était en train de se passer, je voulais l'embrasser comme jamais je n'avais eu envie de quelque chose d'autre !
Puis, un instant après, j'enlevai mes lèvres des siennes. On ouvra lentement les yeux et on se fixa. C'est incroyable : j'avais enfin pris confiance en moi et j'arrêtai de regarder mon cahier ou par terre. Et je crois même qu'à ce moment là, c'est elle qui fut le plus bouleversée, mais ça n'enlevait rien à sa beauté majestueuse. Ses yeux pétillaient d'avantage et ses joues commencèrent à rougir. Je lui adressai un petit sourire, j'essayai de faire un sourire de séducteur mais il ressemblait plus à un sourire rassurant. Je ne voulais surtout pas perdre cette confiance, inexistante chez moi pendant seize ans. Mais malheureusement, tout s'envola et j'étais même prêt à m'excuser.

- Je..., lui dis-je, d'une toute petite voix mais assez forte pour qu'elle entende.

Et c'est alors qu'elle posa son index sur ma bouche et qu'elle le remplaça par ses lèvres plus douces que la soie elle-même. Pendant qu'on s'embrassait, elle passa sa main sur mon visage et j'adorais ça ! Je ne voulais pas que ce moment finisse, je faisais tout pour qu'il s'éternise. J'aurais pu continuer à l'embrasser et à la caresser jusqu'à la fin de mes jours. Soudain, je ne sais ce qu'il m'a prit, mais je l'ai fait basculer sur l'herbe et je me suis posé sur elle, tout en continuant à l'embrasser. J'étais aux anges et rien n'aurait pu faire changer cela...




La suite dans quelques temps...
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# Posté le mercredi 17 décembre 2008 16:55

Célia et Chris

Célia  et Chris
Célia et Chris

...............Je poussai le portail pour accéder au parc. Mes parents me suivaient, mains dans la main et amoureux comme au premier jour. Leur couple est mon modèle : ils sont parfaits.
J'essayai de marcher convenablement malgré tout mon matériel de peinture dans mes bras. J'adore peindre, c'est l'une de mes passions.
Je regardais autour de moi pour trouver un endroit agréable lorsque soudain, mes yeux s'arrêtèrent sur un jeune homme, assis près d'un arbre et qui dessinait. Je ne pus voir les détails qui formaient son visage mais il dessinait et il avait l'air concentré, c'est tout ce qui importait pour moi.
Je partis m'installer derrière lui, de manière à ce que l'arbre ne me cache pas la vue. Je voulais l'observer encore et encore et surtout, je voulais découvrir ce qu'il créait.
Lui, ne me remarqua pas. Il ne détourna même pas les yeux quand je suis passé près de lui. Il n'a pas fait attention à moi...
Pendant que j'installais tout mon matériel de peinture, mes parents m'avertirent qu'ils allèrent se promener. Ils s'éloignèrent, me laissant seule à mes occupations...


...............J'étais tranquillement assis près d'un arbre lorsqu'une fille passa à mes cotés. Je ne l'ai même pas regardé, j'ai juste senti son odeur fruitée. Elle marchait pieds nus avec une légèreté indescriptible ! Je n'ai pas posé un seul regard sur elle mais j'en mourrai d'envie et pourtant, je vis tout de même qu'elle avait pleins de choses dans ses bras dont une pochette d'art. Une artiste ! Sans savoir comment elle s'appelait et en ne connaissant même pas les traits de son visage, j'ai tout de suite su qu'on allait bien s'entendre tous les deux, du moins, sur l'art.
Sans m'en rendre compte, je m'aperçu que je n'arrivais plus à me concentrer donc encore moins à guider mes crayons. Mes pensées n'étaient tournées que pour elle mais ce qu'il y avait de pire, c'est que je ne pouvais même pas matérialiser son visage puisque je ne le connaissais pas tout simplement. C'est alors que je décidai de me retourner et de la regarder pour quelques secondes au moins. Avec une douceur incroyable, je basculai mon corps délicatement vers cette fille qui hantait déjà mon esprit.
A peine j'eus posé mon regard sur ses yeux que je sentis mon être vaciller. Ils étaient si... si... si étincelants, si doux, si bleus, si beaux... Et je crois que son visage était égal à ses yeux, mais encore fallait-il que je me concentre pour l'affirmer. Si ! Je confirme ! Elle était vraiment magnifique ! Et soudain, un phénomène des plus incroyables se produisit : un couloir de lumière, émanant du ciel, apparut et vint se poser sur elle, ce qui la rendait encore plus scintillante. Ses cheveux brillaient de mille feux et c'est alors qu'elle me regarda à son tour. On aurait dit un ange descendu du ciel. Cet instant dura à peine trois secondes mais je priais pour que Dieu le fasse durer le plus longtemps possible. Je pensais que j'étais sur la bonne voie mais elle ferma les yeux, c'est alors que la panique ma prit d'un coup ce qui me fit reporter mon regard sur mon dessin.
Elle a dû me prendre pour un idiot, surtout que je ne dois pas être le premier à la contempler...


...............Entre deux coups de pinceaux, je relevai mes yeux vers lui au cas où il se retournerait et c'est alors que je vis qu'il me regardait aussi et que ma prière avait été exaucée. Mais je dus fermer les yeux car un rayon de soleil se braqua sur moi et quand je les ai rouverts, il s'était retourné... Je ne pu l'admirer qu'à peine deux secondes. Deux malheureuses petites secondes mais pourtant, deux secondes magiques.
Alors je me mis à le fixer. J'attendais qu'il se retourne à nouveau et pour rien au monde je n'aurais détourné mes yeux de ce garçon dont je ne pouvais pas dire grand-chose à part qu'il était brun et qu'il portait une chemise marron qui le rendait super classe !
Au bout d'un moment, ma persévérance finit par payer. En effet, il se retourna une deuxième fois et bien plus longtemps cette fois. Aucun de nous ne vacilla, aucun de nous ne bougea. Mon excellente vue me permit de décerner la couleur de ses yeux : ils étaient verts, et quel beau vert ! Un des plus beau, des plus perçant même.
Soudain je me mis à rire car il cassa le crayon contre lequel il s'appuyait et il faillit tomber. J'essayais d'être discrète car je sais que ce n'est pas toujours agréable quand quelqu'un se moque de moi mais j'ai eu l'impression qu'il prit la situation en souriant. Il me regarda une dernière fois avant de s'occuper de son crayon en deux morceaux. Je lui fis alors un signe de venir me voir en lui tendant mon crayon fétiche et en un seul morceau celui là. Au bout de quelques instants d'hésitation, il se leva et marcha jusqu'à moi...


...............Mon c½ur s'accélérait dangereusement mais le pire, ce fut quand je me suis taper la honte de ma vie ! A force de la regarder, je ne m'étais même pas aperçu que je m'appuyais contre mon crayon et crac ! Il s'est brisé sous mon poids. Ho la honte... En plus, je crois qu'elle a rigolé mais je ne peux pas lui en vouloir, qui n'aurait pas rit dans cette situation ? Mais c'est alors qu'il s'est produit une chose anormale. Au lieu de se moquer d'avantage de moi, elle m'a tendu un crayon. Je paniquais totalement, c'est pour cela que je ne sais pas encore quelle est cette force qui m'a soulevée et qui m'a fait avancer vers cette Déesse. J'avais toujours mon crayon en deux morceaux dans ma main mon cerveau en a prit conscience que lorsque j'étais à un mettre d'elle à peine...
Elle me fixait avec des yeux très doux et avec un petit sourire en coin mais j'essayais tout de même de tout faire pour rester, enfin, pour paraître confiant et serein mais au fond de moi, je priais car je sentais mes jambes trembler.
Heureusement qu'elle a engagé la conversation car sinon, on se serait regardé pendant de longues minutes sans rien dire.

- Tiens, me dit-elle, je crois que tu en auras besoin.
- Merci, je...

Je m'arrêtai de parler car en regardant le crayon, je fus très surpris : ce n'étais pas un simple crayon acheté au super marché du coin (comme l'autre que je tenais encore dans la main alors qu'il était sectionné), non, c'était un instrument acheté dans une boutique d'art très reconnu à Paris (je le sais car je passe des heures devant la vitrine...). Je ne pouvais pas accepter mais j'en avais terriblement envie.

- Qui y a-t-il ? Me demanda-t-elle.
- Je ne peux pas accepter. Ce crayon est... est... tellement...
- Oui, je sais mais ne t'inquiètes pas, j'en ai des tas chez moi et je veux te l'offrir... Bah oui, c'est un peu de ma faute si tu as cassé le tien.
- ... Merci c'est très gentil de te part mais ce n'est pas du tout de ta faute ! C'est moi, je suis un peu gauche en fait...
- Tu ne dois pas être si maladroit que ça puisque je pense que tu dessines très bien. Je peux voir ce que tu as fait ?
- Heu non ! Enfin, c'est que... il n'est pas fini et c'est une cata là, m'exclamai-je.
- D'accord, ce n'est pas grave

Un silence se fit alors et encore une fois, c'est elle qui le rompit. Mais qu'elle est belle !!!

- ... Je m'appelle Célia.
- Et moi c'est Chris.
- Enchanté Chris et quel âge as-tu ?
- Seize. J'ai seize ans et... et toi ?
- J'en ai quinze, je fêterais mes seize ans dans quelques jours, à la rentrée des cours.
- Ha d'accord... Je suis désolé de t'avoir observé de la sorte mais j'ai vu que tu avais du matériel de peinture et...
- Et donc, que nous avions un point en commun, me dit-elle en souriant.
- Voila... Je peux vo..., commençais-je à lui demander, mais son portable sonna...

Le portable était égal à ce fameux crayon qu'elle venait de m'offrir : un portable cher et récent)
OK, elle est riche et alors ? Cela veut automatiquement dire que nous ne sommes pas faits l'un pour l'autre ? Non, je ne veux pas me rabaisser à cette tradition stupide !
Je me répétais cela sans cesse tandis qu'elle rangeait ses affaires en vitesse. Ce coup de fils l'avait visiblement ennuyée, voir inquiétée.
Une fois que j'avais cessé de me parler à moi-même je pus enfin lui demander ce qu'il se passait :

- Qu'il y a-t-il ?
- Il faut que je parte, je suis désolée, un de mes amis à eu un problème et je dois aller le voir. Seras-tu là demain ? Vers cette heure-ci ?
- Oui, je viendrais si tu veux.
- Génial ! Je suis vraiment désolée, excuse-moi encore mais je dois y aller, me redit-elle une fois de plus.
- Ho ce n'est pas grave, ne t'inquiè...

Et elle partit comme ça, en me laissant seul, debout, deux crayons dans la main, heureux et pourtant, complètement désemparé ! Je ne sais rien d'elle ! Ha si, qu'elle va avoir seize ans dans quelques jours et qu'elle s'appelle Célia ! A la bonne heure ! Mon dieu, elle s'appelle Célia...
A cet instant, je pris conscience des quelques minutes qui venaient de s'écouler. Moments remplis en suspens, en découvertes, en surprise, en rires... en émotions tout simplement... Célia... Mais qu'est ce qu'elle est belle ! Et je m'en fiche de ne pas être le beau prince charmant sur son fidèle destrier blanc. Je m'en fiche de ne pas être riche comme Thierry Henri ou de ne pas avoir la beauté de Brad Pitt, je m'en fiche car Célia, la fille la plus magnifique sur cette Terre, m'a regardé de ses yeux bleus et m'a parlé. Et elle s'est intéressée à moi, bon plus à mes dessins je dois le reconnaître mais n'oublions pas que j'ai réussi à la faire rire... En me tapant la honte de ma vie par la même manière... Non, on se reprend, ce n'est pas grave, elle va vite oublier et tout va très bien se passer...


...............- C'est le garçon le plus beau que j'ai rencontré ! Si tu l'avais vu Greg : il était tout mignon, il voulait me parler mais il n'avait pas confiance lui et quand il a enfin prit son courage à deux mains, il a cassé son crayon et moi, l'idiote de première, j'ai rigolé, non mais qu'elle fille stupide vraiment ! Et toi au fait, pourquoi tu m'as appelé ? Non mais sérieusement, il est trop... ouaaa ! Je n'ai même pas les mots pour le décrire tellement il est beau, on dirait un vrai Apollon. Tu n'as pas l'air bien, tu sais ? Et en plus, tu sais ce que j'ai fais : je lui ai laissé ma peinture que j'avais faite de lui, ho la la qu'est ce qu'il en a pensé ? Tu crois qu'il a aimé ? Je suis vraiment trop pressé de le revoir demain !

Je n'arrêtais pas de parler de ma nouvelle connaissance à mon meilleur ami, c'est d'ailleurs lui qui m'a appelé tout à l'heure. Je ne pouvais pas m'en empêcher. Chris m'avait fait un tel effet. Et c'était encore plus surprenant car je ne suis pas facilement impressionnable mais je ne serais pas comment expliquer ce qu'il s'était produit dans ma tête depuis que j'avais posé mon regard sur lui ou depuis que j'étais passé à coté ou depuis que je lui avais offert mon crayon fétiche ou depuis que...

- Je suis contente pour toi Célia mais il faut que je te parle, c'est important, c'est à propos de Jeanne.
- Qu'est ce qui se passe ? Lui demandais-je, de plus en plus mal à l'aise car je savais qu'entre lui et ma meilleure amie, les choses n'allaient pas très bien en ce moment mais jamais je ne m'étais mêlée de leurs affaires bien que je sois leur meilleure amie à tous les deux.
- On a rompu ce matin...

Je ne savais pas quoi lui dire sur le moment pourtant j'ai un vrai don pour réconforter les gens, mais là, je n'y arrivais pas, aucun mot ne sortaient de ma bouche. Pourtant, je m'en doutais, j'étais même pratiquement sûre qu'ils allaient rompre dans pas très longtemps et je n'avais rien préparé. Moi ! Célia, qui ne contrôle pas la situation ! Ce n'est pas possible, je ne pouvais rien faire face à ça, je ne savais pas quoi faire pourtant c'est une situation banale : une rupture entre deux adolescents. Mais je n'avais plus aucun contrôle, plus aucun pouvoir : c'était Jeanne et Grégory, mes meilleurs amis ! Je ne pus alors faire qu'une seule chose : poser des questions.

- Pourquoi... ?
- Elle ne t'a rien dit ?
- Non, enfin si, c'est que...
- Ouais je vois. Elle t'a dit que c'est de ma faute et que je ne la considérais pas assez, que je ne prenais pas assez soin d'elle que je m'en fichais d'elle. C'est bien cela ?
- Heu... oui et non, c'est que...
- Te fatigue pas Célia, je sais très bien tout cela. Je veux juste que tu saches que je faisais tout ce que je pouvais pour elle mais elle n'était jamais contente, jamais rien ne convenait à mademoiselle Jeanne.
- Vous n'aller plus vous reparlez ?
- Je pense pas, du moins, ce ne sera pas pour tout de suite.
- ... et...
- Ecoute, Célia, je ne veux pas que tu te retrouves entre nous deux. Je suis ton meilleur ami, c'est ta meilleure amie et je ne veux pas que tu souffres pas notre faute alors tu sais déjà que pour moi, tu ne seras pas obligé de mentir si tu veux rester avec elle au lieu d'être avec moi.
- Mais je n'vais pas te laisser tomber !
- Non, je n'ai pas dit ça mais tu es une fille, enfin... une femme maintenant et peut-être que la solidarité féminine va jouer dans cette histoire...
- Greg, ne t'inquiètes pas, je ne vais pas te mettre à l'écart et je ne mettrais pas non plus Jeanne à l'écart. Vous resterez mes meilleurs amis et on va tout faire pour arranger cette situation, d'accord ?
- D'accord...

Mon meilleur ami me prit dans ses bars et me serra très fort. J'avoue que j'ai frissonné à ce moment, cela fait dut bien de sentir protégé, de se sentir aimé, et de se sentir utile.

- Et comment s'appelle-t-il ce bel Apollon ? Me murmura-t-il à l'oreille en riant.
- Chris, il se nomme Chris...
- Bon j'espère que tu vas le revoir demain mais fais attention à toi s'il te plaît.
- T'inquiètes, je suis une grande fille.
- Une grande fille qui n'a encore que quinze ans.
- Haaaa je vais te tuer !

Et c'est alors qu'une « bagarre » commença entre nous deux. Il adorait se moquer de moi à cause de mon âge et encore j'ai de la chance, je suis née au mois de Mai, je plains ceux qui sont nés au mois de Décembre...
Mais toutes les bonnes choses ont une fin et je devais rentrer chez moi car demain matin, j'ai mon cours de danse...


...............Une fois qu'elle disparue de mon champs de vision, je me suis rassis à place initiale, en tailleur, les yeux posés sur mon nouveau crayon. C'était la seule chose qui me provenait d'elle, la seule chose qui me rapprochait d'elle mais certainement pas la seule chose qui me faisait penser à elle. Je ne pouvais cesser de penser à elle, elle m'obsédait, elle me hantait. Mais qu'est ce qu'elle est belle ! Puis je me suis retourné une fois de plus, peut-être avais-je l'espoir qu'elle y serait comme tout à l'heure mais elle n'y était pas. Non, au lieu de la voir elle, je vis son tableau dans l'herbe. Je me suis levé et j'ai pris sa peinture. J'eu un choc ! Je la tenais fermement et mes yeux s'ouvraient de plus en plus... Il représentait un adolescent de dos, enfin, légèrement de profil et qui dessinait. Un saule-pleureur se tenait près de lui et quelques coquelicots l'entouraient. C'était moi... cet ado en chemise marron, aux cheveux bruns et aux yeux verts... c'était moi...
Non, redescends sur Terre Chris, elle est belle, elle est riche, elle habite les beaux quartiers, et je ne dois pas me faire d'illusions : elle ne viendra pas demain, c'est impossible. Pourquoi voudrait-elle me revoir ? Moi, le jeune lycéen qui n'a aucune confiance en lui, qui ne sais pas quoi faire de sa vie et qui ne peux... qui ne doit pas oser s'imaginer vivre une histoire avec une fille comme elle.
Je repris mon esquisse à moi du mieux que je pus avec mon nouveau crayon quand je vis des ombres arriver progressivement derrière moi. Je me suis arrêté dessiné et j'ai délicatement tourné ma tête. Un couple se tenait debout et me regardait avec insistance. Je me levai et l'homme me demanda :

- Excusez-moi jeune homme mais savez-vous où est ma fille. Elle est brune, assez grande, très belle et elle a beaucoup de matériel de peinture.
- Oui, je lui ai parlé mais elle a dû partir précipitamment après un coup de fil. Je ne sais pas où elle est partie, désolé.
- Ne le soyez pas, me dit-la mère de Célia. Merci beaucoup pour ces informations et... vous lui avez parlé ?
- ... heu oui, mais je... enfin, pas longtemps, en fait, j'avais cassé mon crayon et elle m'en a offert un et...
- Calmez-vous jeune homme, je ne voulais pas vous faire paniquer, c'est juste que ma fille ne parle pas vraiment aux gens qu'elle ne connaît pas.
- Mais je vois qu'elle à fait preuve d'une grande bonté en vous offrant ce crayon, reprit le père. Merci mon garçon et au revoir.
- Au revoir Monsieur, au revoir Madame.

Ho la la, les parents de Célia maintenant ! Heu, ça ne va pas un peu trop vite là ? J'ai vu mes futurs beaux-parents ! Non, bon on va se calmer là Chris. Respire... Mais le père n'a pas l'air vraiment commode...
Une fois que j'eus repris mes émotions, je rangeai toutes mes affaires et je rentrai chez moi, mon portrait dans mes bras. Le Soleil était toujours au beau fixe et il faisait chaud. Je n'avais qu'une hâte, celle d'aller dans ma chambre, de me poser sur mon lit, la fenêtre grand ouverte, de fermer les yeux et de matérialiser le visage de Célia encore et encore...



La suite, dans quelques temps...

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 15:48

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 16:16

Kelly et Mathéo

Kelly et Mathéo

Kelly et Mathéo


..............En habitant à Marseille, Kelly avait l'habitude du soleil, des plages, de la mer... Mais jamais elle n'eut vécue une telle expérience. En effet, un jour où elle fut triste, elle partit sur la plage avec un cahier et un stylo : écrire, c'était sa passion. Toutes ses idées, elle les rédigeait, toutes ses émotions, elle les inscrivait. Elle y passa toute l'après-midi sans se rendre compte que le soleil commençait déjà à se coucher sur la mer turquoise. Elle fut surprise en regardant ce spectacle stupéfiant.
Soudain, elle vit un cheval blanc passer au loin et galopant majestueusement. Sa robe de neige scintillait autant que l'étendue d'eau qu'il survolait à toute vitesse. Puis, une fois l'avoir admiré, elle déposa son regard sur le cavalier qui le chevauchait. Elle ne put le distinguer mais elle vit tout de même quelques mèches de ses cheveux qui balayaient son visage. Kelly les suivit du regard jusqu'à ce qu'ils soient hors de se vue. Elle passa encore quelques minutes à rêvasser de ce garçon bien qu'elle ne savait rien de lui à part qu'il était un cavalier génial et qu'il avait ses cheveux qui lui cachaient une partie de son visage. Mais c'était largement suffisant pour la faire longuement rêver.
Quelques jours passèrent et Kelly ne cessa plus de penser à ce mystérieux cavalier sans le revoir pour autant. Mais un jour, elle retourna sur la plage et elle attendit plusieurs heures, bercée par le doux bruit des vagues. Il faisait encore jour quand elle les revit. Enfin ! Mais ils n'allaient pas aussi vite que la dernière fois, le cheval trottinait doucement, calmement. Kelly les vit disparaître derrière un rocher. Elle se mit à courir pour y parvenir. Elle s'arrêta derrière ce rocher et y passa sa tête pour enfin apercevoir de plus près cet adolescent. Elle les découvrit alors, lui et l'animal. Ce dernier était en train de se reposer en se laissant caresser par son maître. Soudain, ils entendirent un bruit, c'était Kelly qui avait frappé, inconsciemment, dans des cailloux. Ils se retournèrent et le cavalier commença à s'approcher, sans le savoir, de la jeune femme. Cette dernière ne savait plus où se où se mettre et elle ne pouvait pas partir non plus. Elle était coincée, mais elle n'eut pas le temps d'y réfléchir d'avantage car il était déjà devant elle. Kelly était tellement paniquée qu'elle ne l'avait même pas entendu arriver. Ils se regardèrent tous les deux sans dire un mot et sans bouger. Même le cheval ne faisait pas un bruit. Kelly remarqua qu'elle ne s'était pas trompé : il avait de magnifiques mèches blondes qui lui tombaient sur le visage. Et comme le silence grandissait de plus en plus, il prit la parole en premier :

- Salut, qu'est ce que tu fais là ?
- Salut, heu, bah, c'est que... Je t'ai vu partir ici avec ton cheval et...
- Ha d'accord. Tu veux le voir ?
- Ho oui, bien sûr, si ça te dérange pas.
- Non, t'inquiète. Au fait, je m'appelle Mathéo.
- Et moi c'est Kelly.
- Enchanté Kelly, viens, n'aie pas peur.

Et c'est après cette courte présentation qu'ils se dirigèrent vers le cheval de Mathéo.

- Il s'appelle Neve.
- Il est magnifique.
- Tu veux monter dessus ? Demanda Mathéo.
- Heu... je n'sais pas si...
- Viens et je monte aussi.

Kelly monta alors sur Neve et Mathéo s'installa derrière elle. Au début, c'est lui qui tenait les rennes le temps que l'adolescente se remette de ses émotions. Puis, soudain, il lui prit ses mains et lui mit les rennes à l'intérieur. Kelly frémit à ce contact. Elle avait l'impression de vivre un rêve éveillé. Elle était sur un magnifique étalon blanc, un garçon lui touchait les mains, lui faisait confiance et ils galopaient sur cette plage des plus dorée, les cheveux dans le vent... Que demander de plus ?
Plus d'une heure passa comme ça mais toutes les bonnes choses ont une fin et Kelly devait rentrer chez elle. Tous deux descendirent de Neve près de sa maison et avant qu'elle parte, Mathéo lui fit un baiser sur la joue. L'adolescente rentra chez elle, toute émoustillée mais folle de bonheur.
Et pour lui, la séparation en fut pas aussi facile qu'il n'y paru et quoi qu'il ait pu faire ressentir. Il resta longtemps devant la maison de la jeune femme à rêvasser autant qu'elle à son propos. Ce fut Neve qui dût l'attirer vers sa propre maison et surtout vers son box, c'est vrai après tout, il avait faim lui !

...

- Si tu savais ! Elle est magnifique, elle est gracieuse, elle est gentille, elle est...

Voilà ce que disait sans cesse Mathéo à son meilleur ami, Jérémy.

- Ha la la, reprit-il, tu aurais dû la voir, enfin non, mais qu'est ce que je raconte moi ?! Enfin si, tu aurais dû la voir, voir cette beauté, cet ange descendu du ciel et comme ça, tu arrêterais aussi de me prendre pour un drogué.
- Ho mais je te crois, affirma Jérémy, mais c'est juste que c'est la première fois que je te vois dans cet état là et surtout pour une fille. Le pire c'est que tu ne m'as même pas dit son nom.
- Elle s'appelle Kelly... Haaa Kelly... Son nom aussi est une merveille. Tout est merveilleux chez elle...
- He ben dis donc, il faut vraiment que je rencontre celle qui rend hystérique mon meilleur ami, sérieux, tu m'fais flipper Matt, je n't'ai jamais vu comme ça !
- Si tu la voyais... si tu la voyais... si tu la voyais...

Et toute la journée, Mathéo répétait ces paroles. Il était devenu fol amoureux d'une fille qu'il avait vu à peine une heure et demie. Mais ce fut les moments les plus incroyables de toute sa vie. Le soir même, alors que le soleil commençait à peine à se coucher, les deux amis allèrent sur la plage et attendirent Kelly. Et ils ne patientèrent pas longtemps. En effet, quelques minutes plus tard, elle arriva. Mais elle n'arriva point toute seule, sa meilleure amie était avec elle...

- Bonjour, prononça Kelly envers Mathéo principalement et en rougissant fortement.
- Bonjour, répondit-il avec une voix si douce qu'il ne s'entendit même pas lui-même.

Ils se regardèrent un petit moment jusqu'à ce que Jérémy les sortent de leur petite intimité.

- Salut Kelly, moi c'est Jérémy, le meilleur ami de Mathéo. J'ai beaucoup entendu parler de toi et...
- Mais arrête ! Dit Mathéo à l'intention de celui qui venait de lui mettre un peu la honte.
- Quoi ? Ho la la Matt, bon tout ça pour dire qu'il n'a pas arrêté de parler de toi mais par contre... Qui est cette délicieuse créature à tes cotés ?
- Elle s'appelle Cary, répondit Kelly en riant. C'est ma meilleure amie et je lui ai parlé de Mathéo alors elle voulait le voir aussi.
- Mais que de coïncidences !
- Bon c'est bon Jéré, arrête de faire ton beau-parleur, je pense qu'elles ont compris. Enchanté Carry. Vous allez bien toutes les deux ?
- Moi de même, répondit Carry
- On va bien, très bien même, déclara Kelly en rougissant de plus belle.

Un silence naquît mais pour Kelly et Mathéo ce fut un silence qui leur fit du bien. Un vent les traversa. Ils avaient l'air de se sentir tellement bien que ni Carry ni Jérémy ne prononcèrent un mot. Ce fut Kelly qui rompit ce silence :

- Neve n'est pas là ?
- Non, je l'ai laissé chez moi. Vous voulez venir le voir ?
- Ho oui, dis Carry, tu es d'accord ?
- Bien sûr !
- Génial, renchérit Jérémy.

Ils partirent alors vers la maison de Mathéo. Ce dernier les fit entrer et ils se dirigèrent immédiatement vers le box de Neve. L'étalon fut content de revoir Kelly autant qu'elle. Elle le caressa et il se laissa faire avec plaisir. Mathéo ne détacha pas son regard de la jeune femme et il ne s'aperçut même pas que son meilleur amie et Carry n'arrêtaient pas, eux non plus, de s'admirer.
Ils passèrent l'après-midi ensemble, tous les quatre, à se parler, discuter, rigoler... Puis ils décidèrent de se revoir dès le lendemain pour aller se promener dans un endroit connu seuls de Mathéo et Jérémy.
Alors, le lendemain, en début d'après-midi, on sonna à la maison de Kelly. Carry était chez là aussi. Elles regardèrent à travers la fenêtre et virent les deux garçons. Leurs c½urs commencèrent à battre de plus en plus vite. Elles allèrent leur ouvrir. En se faisant la bise, Kelly et Mathéo ressentirent encore plus de frissons qu'il y a deux jours.
Ils se mirent en marche et au fur et à mesure, les doigts des deux adolescents se touchèrent... Carry er Jérémy regardèrent la scène en souriant, ils les surveillaient de loin mais ils n'étaient pas moins innocents tous les deux...
L'endroit était vraiment sublime. Les garçons avaient amenés les filles sur une colline ou vivaient en harmonie arbres, fleurs, oiseaux,... Kelly disait que leurs chants égalaient la beauté de la vue sur la mer. Ils s'installèrent au pied d'un gros arbre. He bien sûr, Kelly et Mathéo étaient assis l'un à coté de l'autre. Au bout d'un petit moment, à observer cet endroit sublime et à discuter, Carry et Jérémy décidèrent de partir de leur coté laissant ainsi les deux autres adolescents seuls et bien tranquilles...
C'est alors que Kelly posa sa tête sur l'épaule du garçon. Ce dernier frissonna comme jamais. Avec une force surhumaine dans cette situation, il réussi à déplacer sa main pour la poser sur celle de l'adolescente. Mais quelque chose cassa l'ambiance romantique qu'avaient su créer les deux adolescents : leurs meilleurs amis qu'ils auraient voulu expulser en Enfer à ce moment là. En effet, ils virent Carry revenir en courant et en injuriant Jérémy. Ils se levèrent immédiatement et Kelly demanda à sa meilleure amie ce qu'il venait de se passer. Mathéo, lui, attendit Jérémy pour pouvoir s'expliquer et bien qu'il ne savait pas ce qu'il avait fait, il voulait quand même sermonner son meilleur ami. Carry ne fut pas vraiment très clair sur la situation mais elle voulait rentrer immédiatement. Kelly n'avait pas le choix, elle devait rentrer avec elle. Elle adressa un rapide au revoir à Mathéo ainsi qu'à Jérémy qui venait d'arriver et commença à partir. Soudain, elle fut retenue par quelqu'un qui lui agrippait le bras : c'était Mathéo. Et à peine, elle se retourna qu'il lui fit le plus fougueux de tous les baisers qu'ils avaient connus. Le temps semblait s'être figé. Carry s'arrêta même de marcher comme une furie regardant la scène avec émotions et Jérémy en faisait de même mais en regardant la jeune femme plus d'une fois.
Kelly et Mathéo s'embrassèrent pendant de longues secondes, trop courtes à leur goût mais exquises quand même. Ils détachèrent leurs lèvres et se regardèrent. L'adolescente ne savait plus où donner de la tête, elle voulait rester avec cet homme le plus longtemps possible au lieu d'aller réparer les bêtises qu'avaient pu commettre sa meilleure amie. Elle choisit tout de même l'amitié. Elle fit un dernier baiser rapide à son amour et partit avec Carry tandis que Mathéo la regarda jusqu'à ce qu'il se retourne et qu'il parle à Jérémy :

- Non mais qu'est ce qui s'est passé ? Pourquoi tu me fais ça ? T'es malade ou quoi ? Kelly est merveilleuse et toi tu fiche tout par terre !!!
- Je suis désolé Matt, je ne pensais pas qu'elle allait réagir comme ça l'autre.
- L'autre c'est Carry, la meilleure amie de ma petite amie OK ?
- OK, OK, désolé.
- Dis-moi ce qu'il s'est passé ? Redemanda Mathéo en essayant de se calmer.
- Bah en fait, c'est compliqué, en fait, j't'explique. Carry elle me plait bien et c'est que j'avais envie de sortir avec elle.
- Ne me dis pas quelle connerie tu as fait car je l'imagine et je vais te tuer !
- Non, je n'ai pas été jusque là, je l'ai juste embrassé mais un peu... En fait, elle ne voulait pas trop et j'ai un peu forcé.
- Espèce de crétin !!!
- Mais j'me suis excusé et...
- Et rien du tout, le coupa Mathéo. Tu vas venir avec moi, et tu vas aller t'excuser OK ?
- OK, OK.

Et c'est ainsi qu'ils partirent en direction de la maison de Kelly où les deux adolescentes discutaient de la même chose que les garçons :

- Non mais quel crétin ce mec ! Explosa Carry.
- Bon écoute Carry, il t'a embrassé OK, mais ce n'est pas la mort non plus ! Faut pas abuser, on n'est plus en 1940 ! En plus, vous avez tout gâché entre nous deux !
- Oui, c'est vrai, t'as raison, j'en ai fait un peu trop je crois.
- Non, c'n'est pas vrai, ironisa Kelly. Viens, on va aller chez Matt et tu vas aller t'excuser.
- Kelly ?
- Quoi ?
- Je m'excuse déjà au près de toi mais bon, vous vous êtes quand même embrassé et quel baiser !
- Oui, c'est vrai, répondit l'adolescente en riant et en rougissant.

Elles allaient partirent lorsque la sonnette de la maison retentit. Carry regarda à la fenêtre et vit les garçons. Jérémy la vit aussi en priant intérieurement pour qu'elle veuille bien lui parler. Elles sortirent alors de la maison et Kelly, normalement si timide, couru presque dans les bras de son bien-aimé et l'embrassa ce qui ne déplut pas à l'adolescent. Dès qu'ils eurent finis, Kelly fit avancer sa meilleure amie devant Jérémy et Mathéo en fit de même avec son meilleur ami. Puis il glissa à l'oreille de sa chérie :

- Elle t'a expliqué ?
- Oui, mais c'est tellement stupide cette histoire que j'avais envie de lui mettre des claques à cette fille.
- Et moi alors ? Jérémy a fait les frais de ma colère... Si tu savais comme tu m'as manqué de puis plus d'une heure que l'on fut séparés, souffla-t-il à l'adolescente.
- Je n'ai pas cessé de penser à toi pendant deux jours mais là, c'était pire, dit Kelly.

Et pendant que les deux tourtereaux s'échangèrent de douces paroles, les deux autres avaient du mal à parler. C'est alors qu'ensemble, ils s'exclamèrent :

- J'suis vraiment désolé !
- Non, c'est moi, dit Jérémy.
- Non, c'est de ma faute, je n'aurais pas dû en faire autant.
- Mais je n'aurais dû te forcer, renchérit l'adolescent.
- Non mais en plus, la vérité c'est que tu m'plais un peu... beaucoup..., admit Carry.

Et avant que le garçon puisse répliquer, elle s'élança dans ses bras et l'embrassa.
Kelly et Mathéo se moquèrent un peu de cette situation renversée mais en se réjouissant tout de même pour leurs meilleurs amis. Ils décidèrent de partir à leur tour en les laissant eux cette fois ci. Ils marchèrent jusqu'à la maison du garçon et préparèrent Neve pour partir faire une ballade sur la plage de leur rencontre, au soleil couchant.


Tous les jours, pendant de longues heures, Kelly et Mathéo chevauchèrent Neve et firent de longues promenades avec lui. Tandis que Carry et Jérémy, eux, montèrent souvent sur cette colline aux milles couleurs.
Tous les quatre vécurent ensemble toute leur vie. Vie remplie de surprises, d'émotions, d'amitié et surtout d'amour...


Miss Mag


# Posté le lundi 23 juin 2008 12:06

Modifié le lundi 23 juin 2008 12:19